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Peintre autodidacte

Des copies ou « à la manière de » mais aussi des créations personnelles

Série : mes amies les bêtes

📸 Nebraska (huile sur toile)

Cette jument la plus choyée du monde est une merveille qui n’est pas toujours appelée par son nom (même lorsqu’on est fan de Bruce Springsteen) et je tairai par discrétion les autres noms pour la désigner 😅.

J’avais peur des chevaux car je n’en connaissais pas mais celle qui murmure aux oreilles de Nebraska m’a permis de mieux comprendre et d’admirer l’incroyable relation 😘

Série : mes amies les bêtes

📸 Chocolat (pastel)

Dite  » Choco » qui est en fait une boîte à câlins venue du Chili !
Elle se retrouve en ce 21 janvier en portrait sur une carte d’anniversaire 😘

Série : mes amies les bêtes

📸 Tia (pastel)

Dénommée également « Titi » lorsqu’on l’appelle (est-il utile de préciser qu’elle ne répond pas toujours) ou « sherifette » lorsqu’elle fait la loi sur le balcon.
Ses cibles préférées : le pigeon (elle est parisienne donc elle ne les aime pas *😏) et le chat des voisins lorsqu’il pointe un petit bout de museau (ou pas …).
Bref ! il ne lui manque que le costume de shérif mais je ne suis pas allée jusqu’à la représenter habillée car c’est une boîte à câlins et surtout je ne suis pas son humaine😅

*on a bien essayé de lui expliquer qu’il n’y avait déjà plus de moineaux et qu’il serait bien dommage qu’il n’y ait plus de pigeons…

L’orage

📸 Pastel (orage sur la route)
🎧 La chanson de Georges Brassens

« Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps
Le beau temps me dégoûte et m’fait grincer les dents
Le bel azur me met en rage
Car le plus grand amour qui m’fut donné sur terre
Je l’dois au mauvais temps, je l’dois à Jupiter
Il me tomba d’un ciel d’orage

[…]

Des pays imbéciles où jamais il ne pleut
Où l’on ne sait rien du tonnerre
Dieu fasse que ma complainte aille, tambour battant
Lui parler de la pluie, lui parler du gros temps
Auxquels on a tenu tête ensemble
Lui conter qu’un certain coup de foudre assassin
Dans le mille de mon cœur a laissé le dessin
D’une petite fleur qui lui ressemble »

Après l’orage

📸 Aquarelle et feutre sur papier noir (sur la route de Sully sur Loire)

🎧 La chanson de Nour :

« Après l’orage quand des sceaux se sont versés sur le sol,
La peau encore un peu molle,
Je vais prendre l’air
L’air est moite et dense, il sent la bière,
La brume et l’alcool,
Des vapeurs d’éthanol
Dansent encore dans ma chair.
Pourtant qu’il est bon de voir la lumière qui revient
Pourtant, bien plus belle est la lumière après l’orage
Il a tout emporté avec lui, vrillé ma boussole
Les crescendos d’Eole
M’ont mise à l’envers
Il ne reste rien plus rien que l’eau
Qui claque et qui colle
En sol et si bémol
Et le chant des bruyères
Pourtant qu’il est bon de voir la lumière qui revient
Pourtant, bien plus belle est la lumière après l’orage ».

Paroliers : Nour Azzam

Sous le ciel de Paris

📸 Aquarelle (place du Costa Rica avant l’orage)

🎧 La chanson d’Edith Piaf :

« Sous le ciel de Paris
S’envole une chanson
Elle est née d’aujourd’hui
Dans le cœur d’un garçon
Sous le ciel de Paris
Marchent des amoureux
Leur bonheur se construit
Sur un air fait pour eux
Sous le pont de Bercy
Un philosophe assis
Deux musiciens, quelques badauds
Puis les gens par milliers
Sous le ciel de Paris
Jusqu’au soir vont chanter
L’hymne d’un peuple épris
De sa vieille cité
Près de Notre Dame
Parfois couve un drame
Oui mais à Paname
Tout peut s’arranger
Quelques rayons du ciel d’été
L’accordéon d’un marinier
L’espoir fleurit
Au ciel de Paris
Sous le ciel de Paris
Coule un fleuve joyeux
Il endort dans la nuit
Les clochards et les gueux
Sous le ciel de Paris
Les oiseaux du Bon Dieu
Viennent du monde entier
Pour bavarder entre eux
Et le ciel de Paris
A son secret pour lui
Depuis vingt siècles, il est épris
De notre Île Saint Louis
Quand elle lui sourit
Il met son habit bleu
Quand il pleut sur Paris
C’est qu’il est malheureux
Quand il est trop jaloux
De ses millions d’amants
Il fait gronder sur eux
Son tonnerre éclatant
Mais le ciel de Paris
N’est pas longtemps cruel
Pour se faire pardonner
Il offre un arc-en-ciel ».

Paroliers : Hubert Giraud / Jean Dréjac

Copie du tableau de Maurice Utrillo (1883-1955) intitulé « Rue Montalant et l’église de Marizy-Sainte-Geneviève (Aisne) » (Huile sur toile 60×79,5cm, 1912-1914).

« Un des plus célèbres peintres de Montmartre, Maurice Utrillo, précurseur de l’école de Paris, de l’art bohème et populaire est aussi connu comme le fils de l’artiste peintre Suzanne Valadon. Il peint essentiellement des vues du quartier Montmartre, sans personnage. Il produit à la chaîne ses toiles et les expose dans les cafés, monnaie d’échange pour s’adonner à la boisson.
Célèbre surtout pour sa période blanche (1910-1916), il invente un style unique remplaçant les tubes de couleur par le plâtre des carrières de Montmagny. Le marchand Paul Guillaume, le poète Max Jacob le repèrent et reconnaissent son talent. Il reçoit la légion d’honneur en 1929. Malgré la réussite matérielle, sa peinture devient progressivement moins productive, période où paradoxalement sa mère va s’accomplir. »( extraits fiche de la RMN)

Marisy Sainte Geneviève, Utrillo y a t-il un jour mis les pieds ? Une fois de plus, je m’interroge sur l’œuvre copiée car il existe plusieurs tableaux de ce village à des dates qui s’étalent sur plusieurs décennies… A t-il peint d’après une carte postale ? Combien de versions sont réellement de sa main ? Maurice Utrillo, le peintre qui était le préféré de mon père, reste pour moi bien mystérieux 🤓.

Copie du tableau de 1921 représentant l’actrice Maria Ricotti, rendue célèbre par ses mimes, intitulé « Maria Ricotti dans «L’enjôleuse» « de Kees Van Dongen (1877-1968) conservé au musée d’art moderne de Paris.

Publication ce 6 janvier qui me donne l’occasion de souhaiter un joyeux anniversaire à celle pour qui j’avais fait ce tableau. 😘

Feliz compleaños mi querida Maria ❤️

Copie (huile sur toile 81x65cm) du tableau de Vincent VanGogh(1853-1890) « les Vessenots à Auvers » ( huile 65×55 cm) de mai 1890.

(Musée Thyssen-Bornemisza, Madrid)

Une nouvelle fois, la copie m’a permis une passionnante immersion dans un chef d’œuvre de Van Gogh tout en puissance et vibrations.

Mon tableau est plus grand que l’original, ce qui n’est pas dans mes habitudes, peut-être pour mieux me promener dans ce beau paysage 🤓.
Rideau de lumière (acrylique)

Au moment où l’année 2022 tire sa révérence, une pensée de Saint-Exupéry (extrait du Petit Prince) pour lever le rideau sur 2023 :

« C’est une folie de haïr toutes les roses parce qu’une épine vous a piqué, d’abandonner tous les rêves parce que l’un d’entre eux ne s’est pas réalisé, de renoncer à toutes les tentatives parce qu’on a échoué…
Pour chaque fin il y a toujours un nouveau départ. »

Pour un rideau qui tombe, un autre qui se lève…

Bonne année !

Copie (acrylique sur papier) de l’aquarelle nº784 de Maurice Estève (1904-2001) datée de 1962.

Dans un ouvrage intitulé « Estève, l’envers d’une discrétion » paru en 2019, la veuve du peintre, Monique Prudhomme-Estève nous livre son témoignage sur l’artiste : « On l’a dit très engagé à gauche, alors qu’il était anarchiste. On l’a dit peintre abstrait, alors qu’il n’a jamais abandonné le figuratif. »

Né à Culan, dans le Cher, Maurice Estève était inclassable. Discret, exigeant. N’aimant ni les mondanités, ni les vernissages. Refusant de s’expliquer, parce que disait-il, « tout est déjà dans ma peinture « …

Beau tempérament qui n’a pas dû favoriser sa notoriété !
 
Copie ( huile sur papier) du tableau de 1922 « le ballon rouge » de Paul Klee (1879-1940).

Ce thème du ballon rouge fait toujours mouche, peut-être parce que cette touche de rouge fait résonner tout ce qu’il y a autour (grand principe de la peinture 😉) et que le ballon parle à l’enfant qui est en nous.

Autres exemples :

– Le tableau de Félix Valloton « Le ballon » de 1899, chef d’œuvre aussi où notre regard se fige sur la petite sphère rouge noyée dans le vert du jardin.

– le célèbre pochoir dessiné en 2002 sur les murs sous le Waterloo Bridge, à Southbank par le mystérieux Banksy « la petite fille au ballon » Sur le mur, à droite sont gravés les mots « There Is Always A Hope ».

– « Le Ballon Rouge », autre chef-d’œuvre, le court-métrage d’Albert Lamorisse (Palme d’Or en 1956) film poétique pour les enfants et pour les grands où nous déambulons dans le Ménilmontant des années 1950 aux côtés d’un petit garçon et d’un ballon de baudruche rouge qui prend vie entre ses mains.

Joyeux Noël !
 
Série « Parfois j’envoie des cartes », celle-ci est une carte d’anniversaire bien colorée (feutres) pour consoler du temps qui passe.

J’ai toujours du mal avec l’idée de « fêter son anniversaire ».

Comme le rappelle le photographe Jean-Marie Périer sur son compte, si c’est une année de plus, c’est aussi une année de moins !

C’est peut-être la raison pour laquelle je fais toujours profil bas ce jour-là 😅

Série « Parfois j’envoie des cartes » mais celle-ci n’est jamais arrivée à destination ! Le papillon s’est envolé…

« Naître avec le printemps, mourir avec les roses,
Sur l’aile du zéphyr nager dans un ciel pur,
Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,
S’enivrer de parfums, de lumière et d’azur,
Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes,
S’envoler comme un souffle aux voûtes éternelles,
Voilà du papillon le destin enchanté!
Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
Retourne enfin au ciel chercher la volupté!

(Alphonse de Lamartine, Nouvelles méditations poétiques)

Série « Parfois j’envoie des cartes », celle-ci est une aquarelle à la manière d’André Brasilier né en 1929. Sur la page Wikipedia de ce merveilleux artiste, on lit « Recherchant l’harmonie entre la construction plastique et l’émotion, s’inspirant de la vie, il se définit comme un peintre « transfiguratif ». Selon lui, la peinture est avant tout transfiguration du réel et non réalisme. »

Pour ma part, je n’ai jamais vu une œuvre de ce peintre qui ne provoque un ravissement, une émotion, un étonnement !

Dessin au fusain d’après la sculpture « Baigneuse au bord de l’eau » (bronze et patine verte, vers 1911) de Jane Poupelet (1874-1932).
Jane Poupelet, sculptrice française, formée dans un milieu artistique encore très largement fermé aux femmes, affinera son style auprès du sculpteur Lucien Schnegg. Elle commencera sa carrière sous le pseudonyme masculin de Simon de la Vergne…
Connue pour ses nus féminins mais aussi pour avoir modelé lors de la première guerre mondiale, de nombreux masques pour ceux que l’on nomme  » les gueules cassées ».

Après la guerre, après avoir vu tant de douleurs pendant les trois années passées à l’atelier des masques, son travail en restera à jamais marqué. Ses dernières sculptures datent de 1925 (imploration, femme se coiffant). Elle se consacrera presque exclusivement au dessin et à la sculpture animalière dans un style proche de celui de Pompon.

En novembre 2022, un grand poète s’est éclipsé et il nous reste l’encre dorée de ses pensées. Nouvel extrait :

« On peut s’éprendre d’une femme pour une manière de ramener ses cheveux sur sa nuque, pour la négligence dans sa voix, ou la lumière sur ses mains. Pour une raison aussi simple, on abandonne le tout de sa vie. « 
(Lettres d’or, 1991, Christian Bobin – 1951-2022)

Copie (huile sur toile) en petit format du tableau (pastel et fusain sur papier 73x57cm) de Maurice Denis (1870-1943) « Nu, femme assise, de dos » en 1891.
Tableau affecté au Musée d’Orsay mais ce dernier indique  » œuvre non exposée en salle actuellement » et je ne peux m’empêcher de penser qu’elle doit avoir bien froid dans le noir des sous sols…

Ma petite copie, elle, est bien au chaud sous mes yeux depuis plusieurs années et en bonne compagnie à côté de la belle à sa toilette du matin qui n’en finit jamais de se coiffer.

« Un peintre c’est quelqu’un qui essuie la vitre entre le monde et nous avec de la lumière, avec un chiffon de lumière imbibé de silence ». Christian Bobin

Copie (huile sur toile) en petit format du tableau  » Toilette du matin  » peint en 1841 par Christoffer Wilhelm Eckersberg, (1783-1853), peintre néo-classique danois.

Et ce poème pour l’accompagner :

Ô lumineux matin, jeunesse des journées,
Matin d’or, bourdonnant et vif comme un frelon,
Qui piques chaudement la nature, étonnée
De te revoir après un temps de nuit si long.
Matin, fête de l’herbe et des bonnes rosées,
Rire du vent agile, œil du jour curieux,
Qui regardes les fleurs, par la nuit reposées
Dans les buissons luisants s’ouvrir comme des yeux.
Heure de bel espoir qui s’ébat dans l’air vierge
Emmêlant les vapeurs, les souffles, les rayons
Où les coteaux herbeux, d’où l’aube blanche émerge,
Sous les trèfles touffus font chanter leurs grillons.
Belle heure, où tout mouillé d’avoir bu l’eau vivante,
Le frissonnant soleil que la mer a baigné
Éveille brusquement dans les branches mouvantes
Le piaillement joyeux des oiseaux matiniers,
Instant salubre et clair, ô fraîche renaissance,
Gai divertissement des guêpes sur le thym,
— Tu écartes la mort, les ombres, le silence,
L’orage, la fatigue et la peur, cher matin…
Anna de Noailles, Le Cœur innombrable, 1901

Copie ( huile sur boîte) du tableau d’Edward Hopper « Lighthouse Hill » peint en 1927
(Huile sur toile, 71.8 x 100.3 cm, Dallas Museum of Art).

Poème « Tempête et calme » de Jules Verne (très long) en commentaire.

Copie ( huile sur boîte) du tableau « Lighthouse and Buildings, Portland Head, Cape Elizabeth, Maine »
(Huile sur toile de 1927) d’Edward Hopper (1882-1967).

Ce tableau qui habite le musée de Boston, je ne l’ai découvert ni dans un musée ni dans un livre. Il était (est?), sous forme de grand poster, dans le hall de l’hôpital parisien Ambroise Paré. L’Art, les œuvres d’art sont souvent présents dans les hôpitaux, ce n’est pas sans fondement. Ils restent une source incroyable de réconfort voire de bien-être pour ceux qui y sont soignés comme pour ceux qui y travaillent.

« L’art nous permet de nous découvrir beaucoup plus multiples et complexes que prévu. Il nous conduit à sortir de nos crispations identitaires en nous révélant à nous-mêmes plus ouverts et plus riches. Quand une œuvre nous saisit, nous vivons avec elle une vraie rencontre, comme avec un être humain. Comme toute rencontre, elle a sur nous un effet de transformation et de découverte de soi. A travers cette expérience esthétique, nous prenons conscience d’émotions singulières et personnelles insoupçonnées, nous affirmons notre personnalité ». (Thierry Delcourt, psychanalyste)

Copie (huile sur carton toilé) de l’aquarelle « La maison blanche à Chelsea » peinte en 1800 par
Thomas Girtin (1775-1802).

Ce peintre aquarelliste anglais était un ami et rival de J. M. W. Turner. Il a joué un rôle clé dans l’établissement de l’aquarelle comme une forme d’art réputée.

J’ai découvert ce tableau lors de la très belle exposition de 2010 « Turner et ses peintres » au Grand Palais.
En rentrant de l’expo j’ai pris mes pinceaux 😏🤗

Colombes de la paix (acrylique sur carton toilé puis malaxation numérique avec procreate…).

« 1949. France. Paris. Louis Aragon rend visite à Picasso et lui demande de lui donner une illustration pour l’affiche du Congrès Mondial de la Paix de Paris. Picasso lui dit d’aller fouiller un peu par là-bas, et Aragon tombe sur la lithographie d’une colombe. Il voit de suite le potentiel d’une telle image, et le soir même l’affiche du Congrès Mondial de la Paix trônera fièrement dans les rues de Paris avec une petite colombe.
À l’époque la colombe, même si elle avait une valeur symbolique dans de nombreuses cultures, n’est pas le symbole de la paix ; elle va le devenir grâce à ces congrès. Mais Picasso a-t-il vraiment peint une colombe ?
En fait, il est très difficile de distinguer une colombe d’un pigeon. Les pigeons et les colombes font partie de la même famille d’oiseaux, les columbidae. Et l’on sait que le père de Pablo, qui était aussi artiste, adorait peindre des pigeons. Il était d’ailleurs connu sous le nom du Palomero, l’éleveur de pigeons en français. Et c’est grâce à ces pigeons que le fils Picasso a appris à peindre, car c’était selon son père un des meilleurs exercices pour entrainer sa capacité à intégrer les proportions. Pablo continuera toute sa vie à les peindre. En 1901, il peint Enfant à la colombe : le titre espagnol étant Nino con paloma. Or « paloma » veut autant dire colombe que pigeon.
Mais Aragon croit que c’est une colombe. Car elle est blanche. Et ce n’est pas tout. Aragon croit aussi que c’est Picasso qui l’a peinte. Il semblerait en fait que ce soit un cadeau que Matisse avait donné à Picasso, un lot de quatre lithographies de pigeons milanais !
L’histoire a fait le reste, et la soi-disant colombe de Picasso a été célébrée partout dans le monde comme le symbole de la paix. »

Sophie Payen (Histoire d’Art)
 
Le joyeux Shih-Tzu (aquarelle) ou comment faire un pied de nez au mois de novembre qui s’installe 😉

Pour l’accompagner il y a ce joli poème qu’il me semble connaître depuis toujours…(appris à l’école peut-être?)

Le vieux et son chien

« S’il était le plus laid
De tous les chiens du monde,
Je l’aimerais encore
À cause de ses yeux.

Si j’étais le plus vieux
De tous les vieux du monde,
L’amour luirait encore
Dans le fond de ses yeux.

Et nous serions tous deux
Lui si laid, moi si vieux,
Un peu moins seuls au monde,
À cause de ses yeux. »

Pierre Menanteau
(1895-1992)

A l’enterrement d’une feuille morte
Deux escargots s’en vont
Ils ont la coquille noire
Du crêpe autour des cornes
Ils s’en vont dans le noir
Un très beau soir d’automne
Hélas quand ils arrivent
C’est déjà le printemps
Les feuilles qui étaient mortes
Sont toutes ressuscitées
Et les deux escargots
Sont très désappointés
Mais voilà le soleil
Le soleil qui leur dit
Prenez prenez la peine
La peine de vous asseoir
Prenez un verre de bière
Si le coeur vous en dit
Prenez si ça vous plaît
L’autocar pour Paris
Il partira ce soir
Vous verrez du pays
Mais ne prenez pas le deuil
C’est moi qui vous le dis
Ça noircit le blanc de l’oeil
Et puis ça enlaidit
Les histoires de cercueils
C’est triste et pas joli
Reprenez vos couleurs
Les couleurs de la vie
Alors toutes les bêtes
Les arbres et les plantes
Se mettent à chanter
A chanter à tue-tête
La vraie chanson vivante
La chanson de l’été
Et tout le monde de boire
Tout le monde de trinquer
C’est un très joli soir
Un joli soir d’été
Et les deux escargots
S’en retournent chez eux
Ils s’en vont très émus
Ils s’en vont très heureux
Comme ils ont beaucoup bu
Ils titubent un petit peu
Mais là-haut dans le ciel
La lune veille sur eux.

Jacques Prévert (1900-1977)

📸 Dessin au feutre avec les nanas (une nouvelle fois !) de Niki de Saint Phalle.

Une feuille, un crayon et une chanson.

« […] Avec le pampre de la vigne, Un bout de cotillon lui fit,
Mais la belle était si petite, Qu’une seule feuille a suffi. […] »

Extrait « Dans l’eau de la claire fontaine » Georges Brassens

Pastel d’après la photographie « sein aux galets, plage sable d’or, Bretagne 2001 » de Lucien Clergue (1934-2014).

Il n’y a pas que les peintres qui provoquent mon goût de l’appropriation !

J’ai également beaucoup de curiosité et d’admiration pour les belles photos.

L’œuvre de Lucien Clergue est une exploration toute en poésie, de la nature, du corps féminin, des lieux et des gestes où s’inscrit la vie des hommes.

L’éthymologie du mot « photographie » vient du grec « écrire avec la lumière » rappelait Sebastião Salgado en citant Lucien Clergue
à l’occasion de son installation à l’Académie des beaux-arts le mercredi 6 décembre 2017, au fauteuil de ce dernier.

« Écrire avec la lumière » n’est-ce pas la meilleure définition de toute œuvre d’art !

Une feuille, un crayon…et le soleil sur la table dans la maison …

Mais comment dit-on ? Crayon à papier, crayon de papier, crayon de bois, crayon gris ? J’ai découvert qu’on ne dit pas le même mot selon que l’on habite à Lyon, Paris, Lille, Marseille, la Belgique ou la Suisse. C’est un peu comme le débat « pain au chocolat » ou « chocolatine »…

Interrogée, l’Académie française a tranché : les sages ont répondu que « depuis que le crayon à mine a été mis au point par l’ingénieur normand Nicolas-Jacques Conté », l’expression crayon à papier était la plus
employée, « même si les autres sont correctes ».

« En effet, naguère les élèves avaient une craie à ardoise » ajoute l’Académie. Etonnant non ? (cf. le livre de Mathieu Avanzi « l’atlas du français de nos régions »)

Acrylique sur toile et différents essais sur tablette avec procreate.

Acrylique sur papier puis déambulations digitales (procreate) pour débuter le mois de novembre en couleur et en musique !

Arbre une nuit de pleine lune.
Dessin réalisé avec des feutres Posca couleur métallique.


En 2019, la Fondation Cartier pour l’art contemporain abordait la question de savoir si les arbres pouvaient être intelligents ? Cette exposition « Nous les arbres » a changé mon regard sur ces êtres essentiels pour notre vie, voire notre survie…

Feutres à paillettes : le retour !
Carte de vœux très inspirée du tableau d’Egon Schiele (1890-1918) « Quatre arbres » 1917, Huile sur toile, 110×140 cm, Vienne, Palais du Belvédère.


Un jour, je ferai le voyage à Vienne, j’irai au Belvédère admirer toutes les merveilles qui y sommeillent, je verrai de mes yeux toutes les couleurs de ce tableau … il est très possible qu’aussitôt rentrée je me commette une nouvelle fois dans mon péché mignon, la copie 🤓

Aquarelle

« […] quand le mois de septembre
en mariant le soleil et les premières pluies saupoudre les allées de leur chapeau exquis, cèpes, rois des forêts, vous seul pouvez nous rendre
humble et émerveillé comme l’est un enfant au pied de son sapin un soir de nouvel an.
Majestueux, vous trônez sous le pied des grands chênes, poussant en compagnie ou pointant au hasard, isolé, à l’écart, s’offrant à nos regards, grisés de tant de grâce et ravis de l’aubaine !!!
Nous hésitons alors d’arracher à la terre où il naquit, hier, ce séduisant bolet nous le cueillons pourtant, et il rejoint ses frères,sacrifiés comme lui pour un divin dîner…… »

Extrait de la cueillette des champignons par Sllyboulo, rimailleur.

Huile sur boîte en bois d’après Nicolas de Staël.

Huile sur toile (65×92 cm) d’après le grand tableau (114x162cm) « Nu couché bleu » peint par Nicolas de Staël (1914-1955) en 1955.

A partir de 1951 et jusqu’à sa disparition tragique le 16 mars 1955, Nicolas de Staël renoue avec les grands thèmes de la peinture, et en particulier avec celui du nu féminin.

Le « Nu couché bleu » est l’un des derniers tableaux du peintre.

« Ce tableau est sans doute une déclaration d’amour, désespérée et tragique, mais le corps de la femme se détourne, se refuse, sa tête bascule, son regard fuit.
Tableau de désir, d’impatience et d’exaspération, où la peinture s’épure, désormais sans épaisseur, sans matière, laissant parfois voir le grain de la toile, ascèse finale. »(Amateur d’art-Lunettes rouges – Le Monde 7/8/2010)

Il y a dans ce nu des courbes, des vallons, un paysage au ciel vermillon qui nous parlent de sa passion amoureuse pour une femme mariée qui refuse de tout quitter.

Le point final de son œuvre, le « concert », où un sombre piano fait face à une contrebasse, confirme l’impasse.

Huile sur boîte d’après le tableau « paysage chromatique » peint en 1954 par Nicolas de Staël (1914-1955).

Cette toile était à l’hôtel de Caumont d’Aix en Provence en 2018 pour l’exposition « Nicolas de Staël en Provence ».

Il a dit : « On ne peint jamais ce qu’on voit ou croit voir, on peint à mille vibrations le coup reçu. »

« Le coup reçu » c’est bien cela qui se produit également devant ses œuvres.

Quel bonheur de découvrir les salles du musée remplies de lumière, celle du Sud, celle de Sicile, celle d’Agrigente absolument terrassante 🤩

Roses blanches (aquarelle)

« Nous aurons des lits pleins d’odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d’étranges fleurs sur des étagères,
Écloses pour nous sous des cieux plus beaux.

Usant à l’envi leurs chaleurs dernières,
Nos deux cœurs seront deux vastes flambeaux,
Qui réfléchiront leurs doubles lumières
Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux.

Un soir fait de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d’adieux ;

Et plus tard un Ange, entrouvrant les portes,
Viendra ranimer, fidèle et joyeux,
Les miroirs ternis et les flammes mortes. « 

Charles Baudelaire ( La mort des amants – Les fleurs du mal)

Hommage à mes parents inhumés le 22 octobre 2021
« Debat ma fenestro,
Ya un aousélou
Touto la neî canto,
Canto sa cansou.
 
Se canto, que canto
Canto pas per you
Canto per ma mio
Qu’es al lent de you
 
Aquelos montagnos
Qué tan aoutos sount,
M’empatchon de bésé
Mas amous oun sount
 
Se canto, que canto
Canto pas per you
Canto per ma mio
Qu’es al lent de you
 
Baïssas bous mountagnos
Planos aoussas bous !
Perque posqui bésé
Mas amous oun sount.
 
Se canto, que canto
Canto pas per you
Canto per ma mio
Qu’es al lent de you
 
Aquélos mountagnos
Tant s’abacharan
Mas amourettos
Se rapproucharan. »

Dans les années 1930, l’instituteur d’un village cantalien, Monsieur Maurice Avenin, apprenait cette chanson à ses petits élèves. Ils n’oublieraient jamais ce formidable maître ni la chanson.

En octobre 2021, « se canto » était au répertoire d’une chorale bénévole en visite dans un hôpital parisien.

Ce fut un regard brillant, un sourire inattendu, la demande d’un « bis » du petit écolier d’antan 💫✨
« Si tu aimes une fleur qui se trouve dans une étoile, C’est doux, la nuit, de regarder le ciel »
Le Petit Prince, Antoine de St Exupéry
Dans la famille Delaunay : Robert

Copie « voyageuse »😉(huile sur toile) du tableau de Robert Delaunay (1885-1941) « les coureurs » peint en 1926.

Outre les dessins, le peintre ne donnera pas moins de neuf versions peintes de ces ‘Coureurs’ entre 1924 et 1926, à quoi il faut rajouter une dernière représentation exécutée en 1930 (vendues chez Christie’s en mai 2021).

Comme le rappelle la maison de vente : « seule la première toile de la série montre les athlètes avec des traits de visage (Musée d’art moderne, Troyes) ; dans les versions ultérieures, ils se différencient principalement par le costume, leurs têtes étant désormais symbolisées par des cercles colorés.
Les numéros de dossard ont été introduits dans le tableau de 1926 et seront repris dans la dernière version de 1930 où les têtes des personnages n’ont plus les tons de peau variés des versions précédentes, mais plutôt un orange pur entouré d’une couronne plus pâle, rayonnant de lumière et d’énergie comme les disques solaires emblématiques de Delaunay. »

Ce tableau de 1926 serait une huile sur toile mesurant 171×190 cm de la collection Rolf Weinberg à Zurich. Je n’ai toujours pas la certitude de cela, je ne l’ai malheureusement jamais vu exposé…Si quelqu’un sait, je suis intéressée 🤓
Dans la famille Delaunay : Sonia

Copie (huile sur toile) du tableau de Sonia Delaunay (1885-1979) « gouache nº1, 1938 ». (Gouache sur papier 59×44,5cm, collection particulière).

Ce tableau lumineux était présent en 2014 à l’exposition « Sonia Delaunay, les couleurs de l’abstraction », je n’ai pas résisté…j’ai pris mes pinceaux en rentrant de l’expo.
Dans la famille Delaunay: Robert

Copie ( huile sur toile) du tableau de Robert Delaunay (1885-1941) « Tour Eiffel » peint en 1926 (huile sur toile 170×104 cm conservée au musée d’art moderne de la ville de Paris)

La Tour Eiffel est le sujet de prédilection de Robert Delaunay. Peinte pour la première fois en 1910 dans une toile intitulée La Ville n°2 , elle est représentée dans plus d’une cinquantaine de tableaux du peintre.

C’est toujours un bonheur d’aller au Palais de Tokyo car cela me plaît d’y retrouver les tableaux dans lesquels j’ai tant aimé voyager le temps d’une copie.
Comme le plus souvent dans mes reproductions, il y a la petite lumière qui éclaire la toile blanche, celle de la personne pour laquelle je prends mes pinceaux.
Billy, mon Bilou, mon chat (pastel)

Il est amateur de :
– bains de soleil,
– dessous de couette même par temps chaud,
– soirée ciné à la télé,
– séjours à la campagne(où il est né),
– imitations bruit de mouches,
– eau très fraîche.

Il a également des fonctions :
– réveil-matin,
– comité d’accueil ( pour ses humains uniquement),
– testeur de repas ne lui étant pas destinés (en demandant car il n’est pas voleur),
– jeter un regard aux souris mais pas plus.

Il est par dessus tout l’âme de la maison, un élixir de jouvence depuis 18 ans déjà.
Pastel (d’après une photo qui circule sans le nom de l’auteur).

« Ce qui est merveilleux avec un chat c’est qu’il n’y a rien à faire quand il vient à vous, qu’à le regarder. »

Anny Duperey

De son livre « Chats de hasard », elle dit :
« Il m’est venu l’envie d’écrire un livre doux. Pas vraiment sur les bêtes mais plutôt autour, à propos des rapports que nous avons avec certaines d’entre elles. Pourquoi avons-nous une telle faim de leur tendresse, de leurs qualités particulières… « 
Huile sur boîte
Huile sur carton toilé
d’après la talentueuse Marina Dieul.

J’ai offert ces copies à deux personnes partant à la retraite en même temps. Elles travaillaient face à face dans le même bureau depuis plusieurs années. La première était calme et sereine alors que la seconde était …l’inverse (je ne trouve pas les bons qualificatifs 😅).

Les œuvres tout en tendresse de Marina Dieul résumaient bien les deux amies !
Huile sur toile d’après Maurice Utrillo (1883-1955), Rue Saint Rustique à Montmartre (Huile datée de 1936).

Il existe de multiples tableaux signés Maurice Utrillo V. (V. pour Valadon) représentant la rue Saint Rustique. Sont-ils tous de sa main ?
Compte tenu de son œuvre considérable, l’artiste lui-même n’a jamais su exactement quelle peinture était réellement issue de son propre pinceau…
Il existe des lettres (au commissaire-priseur Jos Hessel le 26 avril 1925 par exemple) où le peintre montmartrois dresse la liste des vrais et faux tableaux.
Difficile donc d’avoir des certitudes sur l’authenticité des œuvres.
La question des faux (déjà évoquée pour Alexandra Exter) est épineuse pour une honnête copiste ! 🤗
Huile sur toile d’après Maurice Utrillo (1883-1955)
Sacré-Coeur de Montmartre et rue Saint-Rustique (gouache sur papier monté sur toile de 1937).


« Le 3 septembre 1973, à 18 heures 28 minutes et 32 secondes, une mouche de la famille des calliphoridae capable de produire 14668 battements d’ailes à la minute se posait rue Saint Vincent, à Montmartre. A la même seconde à la terrasse d’un restaurant à deux pas du Moulin de la Galette, le vent s’engouffrait comme par magie sous une nappe faisant danser les verres sans que personne ne s’en aperçoive. Au même instant, au cinquième étage du 28 de l’avenue Prudel dans le neuvième arrondissement, Eugène Colère, de retour de l’enterrement de son meilleur ami Emile Maginot, en effaçait le nom de son carnet d’adresses. Toujours à la même seconde un spermatozoïde appartenant à M. Raphaël Poulain se détachait du peloton pour atteindre un ovule appartenant à Mme Poulain née Amandine Fouet. Neuf mois plus tard est née Amélie Poulain. »
Jean-Pierre Jeunet (Le Fabuleux destin d’Amelie Poulain page 1)
Dessin au feutre à la manière de Niki de Saint-Phalle.

« 💖Octobre rose💖 » la campagne de communication sur l’importance du dépistage du cancer du sein. Avec environ 60 000 nouvelles personnes touchées chaque année en France, le cancer du sein est le plus répandu des cancers féminins. Près d’une femme sur huit sera concernée au cours de sa vie, le risque augmentant avec l’âge. Près de 10 % des cancers du sein surviennent avant 40 ans.
Aujourd’hui, plus de 3 cancers du sein sur 4 sont guéris grâce au dépistage, qui permet un diagnostic précoce. Il permet de traiter la maladie à un stade peu avancé avec des traitements qui peuvent être moins lourds et moins invalidants et des chances de guérison qui atteignent 90 %.
Colombes (acrylique sur carton toilé suivie de fragmentation digitale).
Anti grisaille (acrylique+ feutres sur papier toilé).

C’est fini les belles ombres de l’été, il ne reste plus qu’à les imaginer, tenter par quelques traits de rendre la lumière, essayer de colorer l’invisible …
 Acrylique sur carton d’après photo.

« […] Puis une abeille entra.

Rien ne ressemble à une âme comme une abeille. Elle va de fleur en fleur comme une âme d’étoile en étoile, et elle rapporte le miel comme l’âme rapporte la lumière.

Celle-ci fit grand bruit en entrant, elle bourdonnait à voix haute, et elle avait l’air de dire : J’arrive, je viens de voir les roses, maintenant je viens voir les enfants. Qu’est-ce qui se passe ici ?

Une abeille, c’est une ménagère, et cela gronde en chantant.
Tant que l’abeille fut là, les trois petits ne la quittèrent pas des yeux.

L’abeille explora toute la bibliothèque, fureta les recoins, voleta ayant l’air d’être chez elle et dans une ruche, et rôda, ailée et mélodieuse, d’armoire en armoire, regardant à travers les vitres les titres des livres, comme si elle eût été un esprit.
Sa visite faite, elle partit. […] »

Victor Hugo (Quatre-vingt-treize)

Faire-part pour un mariage à Aix en Provence
à la manière de ….. Marc Chagall !

Huile sur boîte d’après  » Dans mon pays » gouache et détrempe (21×58 cm) de Marc Chagall (1887-1985).

Tableau peint en 1943 pendant l’exil aux Etats-Unis et présent au musée du Luxembourg en 2013 lors de l’exposition « Chagall, entre guerre et paix ».

Chagall est un peintre-conteur.

« Dans mon pays » nous raconte sa ville natale de Biélorussie, Vitebsk, son exil, ses peurs. On y retrouve son bestiaire onirique avec, en place d’honneur, la chèvre nourricière, animal doux et calme qui est pour Chagall un « appel à la tendresse et à la compassion « .
Également en bonne place, un cheval bleu, symbole de liberté et d’évasion.

« Seul est mien
Le pays qui se trouve dans mon âme
J’y entre sans passeport
Comme chez moi.
Il voit ma tristesse
Et ma solitude.
Il m’endort
Et me couvre d’une pierre parfumée.

En moi fleurissent des jardins.
Mes fleurs sont inventées.
Les rues m’appartiennent
Mais il n’y a pas de maisons
Elles ont été détruites dès l’enfance,
Les habitants vagabondent dans l’air
À la recherche d’un logis
Ils habitent mon âme. »

Marc Chagall- Extrait de Seul est mien, 1945-1950

Mise au carré (acrylique sur papier toilé) d’une sérigraphie rectangulaire sur métal (unités 1967) de Victor Vasarely (1906-1997)

Une abstraction prédigitale …

En 2019, la rétrospective consacrée à l’artiste franco-hongrois au Centre Pompidou était un joli « retour vers le futur ».

Visionnaire utopiste, père de l’art cinétique, promoteur d’un art social abordable par tous…Vasarely a notamment mis au point un alphabet plastique codifié qu’il ne cessera de développer, alphabet qui succèdera à celui de son mentor Auguste Herbin (1882-1960) qui établissait un système de correspondance entre lettres, sons et couleurs.

Couleurs d’automne sur le tronc de l’eucalyptus (aquarelle)

Acrylique sur toile puis déformation digitale (essai 2)

Acrylique sur toile puis déformation digitale (essai 1)
Huile sur toile (40×30 cm) d’après « intérieur de juillet » de Maurice Estève (1904-2001) huile sur toile (92×73 cm) de 1950.

Élevé à la campagne par ses grands-parents paysans, Maurice Estève gardera de son enfance terrienne des souvenirs qui vont nourrir son œuvre. En 1913, il a neuf ans lorsqu’il rejoint ses parents à Paris. Il découvre seul le Louvre et c’est l’éblouissement décisif : Corot, Delacroix, Chardin, Courbet le fascinent et surtout La Bataille de San Romano de Paolo Uccello dont une reproduction ornera toujours son atelier.

Peintre autodidacte, Maurice Estève décrivait volontiers sa méthode :
“ Je ne me sers jamais d’esquisse, je peins directement sur la toile, sans dessin préalable. La couleur s’organise en même temps que les formes. Tout se cherche dans le format en chantier… Chaque œuvre est une suite de métamorphoses… En vérité une toile est pour moi une somme de reprises incessantes qui dure jusqu’à ce que je me trouve devant un organisme que je sens vivant. Seule ma sensibilité peut me dire si j’ai atteint ou non cette reconnaissance… Une des choses qui me caractérise le plus est qu’il n’y a pas chez moi d’image préétablie ; pas de forme que je souhaite obtenir a priori sur une toile. Au moment même où je peins, il s’opère un échange, une conversation s’établit entre moi et le tableau au fur et à mesure que celui-ci s’organise… »

« Intérieur de juillet » est conservé au Centre Georges Pompidou à Paris.

A voir : le musée Maurice Estève à Bourges.
À nouveau des ronds, des cercles, des courbes de toutes les couleurs
Feutres à paillettes sur carton
Le ciel ce matin d’été
Huile sur papier toilé

« A l’instant, j’ai interrompu ma lettre pour observer le ciel. Le soleil est descendu d’un degré, derrière les bâtiments et, tout en haut,une foule de petits nuages-venus Dieu sait où-se sont rassemblés en silence. Ils sont d’un gris tendre, argentés et brillants sur la frange, et leurs formes déchiquetées se dirigent vers le nord. Il y a tant d’insouciance dans ces nuages qui passent, comme un sourire indifférent, que je n’ai pu m’empêcher de sourire moi aussi, car je suis toujours en accord avec le rythme de vie qui m’entoure. Devant un tel ciel, comment pourrait-on être méchant ou mesquin ? N’oubliez jamais de regarder autour de vous, vous y trouverez toujours une raison d’être indulgente. »
Lettres de prison (1916-1918) Rosa Luxemburg( 1871-1919).
Aquarelle sur carte de vœux
Inspiration Claude Monet « les palmiers de Bordighera  » 1884

J’envoie parfois des cartes par voie postale. J’aime prendre le temps de la peindre ou de la dessiner, écrire le texte de ma plus belle écriture 😏 coller un joli timbre sur l’enveloppe puis sortir pour aller la poster 🤗.
Aquarelle sur papier Canson
(format carte de vœux) d’après le tableau de Claude Monet (1840-1926) peint en 1891 « Peupliers au bord de l’Epte, automne »
(101 x 65.7 cm.).

Ce tableau est apparu lors d’une vente chez Christie’s en mai 2022 (collection Ann. H. Bass). Vendu plus de 35 millions de dollars… 😏

Bien qu’il termine toutes les peintures de peupliers dans son atelier, l’observation directe des arbres dans leur cadre naturel et leur caractère changeant selon les conditions météorologiques, les saisons et les heures de la journée restent au cœur des méthodes de travail de Monet.

En juin 1891, les peupliers arrivés à maturité devaient être coupés pour être commercialisés. Au final, c’est Monet qui les achètera afin de terminer sa série ! Cela lui a permis d’observer les arbres alors que l’automne commençait à transformer lentement la campagne faisant changer le feuillage en un riche or rougeâtre.

Les vingt-quatre toiles des Peupliers ont toutes été créées à partir du même point de vue, près d’un endroit où l’Epte (à 2km au sud de Giverny) se replie deux fois sur elle-même pour créer une forme en S.

En page 2 une photo de trois tableaux de la série des peupliers.

Le point de vue bas que Monet adopte tout au long de la série, légèrement au-dessus du niveau de l’eau, suggère que l’artiste a travaillé depuis le bateau atelier qu’il avait construit pendant ses années à Argenteuil, l’ancrant au centre de l’Epte alors qu’il peint.
Huile sur écritoire en bois d’après « Iris » de Vincent Van Gogh (1853-1890) peint en Mai 1889 (71 × 93 cm; Musée Paul Getty, Los Angeles, Californie)

Iris est une des premières peintures exécutées à l’asile du monastère Saint-Paul-de-Mausole à Saint-Rémy-de-Provence, l’année précédant sa mort.

Il peindra cette année là près de 130 tableaux…

Il reviendra sur le thème des iris à trois reprises (magnifiques tableaux intitulés « les iris » qui se trouvent à Amsterdam, Ottawa et New York).

Aucune étude préparatoire pour ce chef d’œuvre qui serait inspiré des peintures décoratives japonaises ukiyo-e.

Iris en majesté !
 Huile sur boîte en bois d’après « Intérieur à la fenêtre ouverte (chambre aux anthuriums) » de Raoul Dufy (1928).

Tableau vu en 2011 lors d’une exposition au musée Marmottan Monet qui mettait en lumière les frères Dufy, Raoul et Jean.

Raoul (1877-1953) le plus connu, Jean, (1888-1964) son cadet.

En 1928 Raoul Dufy était à Nice ( la fenêtre ouvre sur la promenade des anglais) mais toute sa vie Il peindra sa ville natale bien-aimée : Le Havre 🤓
Huile sur boîte en bois d’après « Salle à manger à la campagne »
(Pierre Bonnard, 1913, huile sur toile, 164,5 x 205,7 cm, exposé au Minneapolis Institute of Arts).

Comment ai-je pu oublier le petit chat blanc sur le fauteuil ?

Je me suis aperçue de cet oubli très récemment. Plus de 30 ans qu’elle est ainsi… Je devais être très pressée pour offrir cette boîte car j’aime les chats (façon gaga) et ils sont très représentés dans l’œuvre du peintre…
« En écoutant Starmania »
(Gouache et encre de Chine sur carton)


« On danse les uns avec les autres
On court les uns après les autres
On se déteste, on se déchire
On se détruit, on se désire
Mais au bout du compte
On se rend compte
Qu’on est toujours tout seul au monde

On dort les uns contre les autres
On vit les uns avec les autres
On se caresse, on se cajole
On se comprend, on se console
Mais au bout du compte
On se rend compte
Qu’on est toujours tout seul au monde ».


La belle version de Maurane…

Les uns contre les autres (Starmania). Michel Berger (28 novembre 1947-2 août 1992).
Reproduction – huile sur toile (55×38 cm), du tableau de René Magritte (1898-1976) « La Victoire » peint en 1939 (72.5 x 53.5 cm).

Pour l’accompagner, ce petit poème en prose :

« — Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? ton père, ta mère, ta sœur ou ton frère ?
— Je n’ai ni père, ni mère, ni sœur, ni frère.
— Tes amis ?
— Vous vous servez là d’une parole dont le sens m’est resté jusqu’à ce jour inconnu.
— Ta patrie ?
— J’ignore sous quelle latitude elle est située.
— La beauté ?
— Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle.
— L’or ?
— Je le hais comme vous haïssez Dieu.
— Eh ! qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
— J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas… là-bas… les merveilleux nuages ! « 


Charles Baudelaire, L’étranger – Petits poèmes en prose – Spleen de Paris (1869)
Narcisses sauvages du Cantal (aquarelle), le pays majestueux où est née mon soleil, ma maman, le 11 juillet 1930, pays qu’elle a aimé et rêvé jusqu’au dernier jour, le 15 octobre 2021 🖤🖤

J’ai retrouvé cet extrait du Petit Prince qu’elle avait écrit sur une petite feuille repliée dans le livre :

« Ce qui est important, ça ne se voit pas…
– Bien sûr !
– C’est comme la fleur. Si tu aimes une fleur qui se trouve dans une étoile, c’est doux, la nuit, de regarder le ciel.
– Bien sûr !
C’est comme pour l’eau, celle que tu m’as donnée à boire, tu te rappelles, elle était bonne.
Bien sûr !
– Tu regarderas, la nuit, les étoiles.
Mon étoile, ça sera pour toi une des étoiles.
Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j’habiterai dans l’une d’elles, puisque je rirai dans l’une d’elles… tes amis seront bien étonnés de te voir rire. »
Carte à l’aquarelle
10 juillet 2022 🎂
Pas de distribution de courrier le dimanche 😘
Dessin rapide aux 3 crayons de couleur d’après le tableau (huile sur bois 17,6×20,2cm) de Pablo Picasso (1881- 1973) peint à Dinard, durant l’été 1922 « Famille au bord de la mer »( cf. l’original conservé au Musée Picasso, Paris).

Bien après la composition des Demoiselles d’Avignon (1907) Picasso opère un retour à l’ordre, le temps d’une accalmie. En 1917, les Ballets russes lui proposent de travailler aux costumes et aux décors de leur prochain spectacle. Il part rejoindre la troupe en Italie. Lors de son voyage, il rencontre Olga, une des danseuses des Ballets, qu’il épouse l’année suivante et qui lui donne un fils, Paul, en 1921. Durant cette période, Picasso revient vers une forme d’art classique. En 1922, il réalise cette œuvre d’un triangle familial parfaitement uni où tout est paisible. La femme est représentée en protectrice de l’enfant comme du père. Le calme avant la tempête …
Dès 1925, son travail se déchaîne à nouveau, renouant ainsi avec la recherche de formes inédites.

Ces trois personnages sont sans doute Picasso, Olga et leur fils.
Certains ont reconnu les traits de Sara Murphy dans le visage de la mère et non ceux d’Olga. Est-ce pour cette raison que Picasso conserva ce petit tableau au secret puisqu’il ne fut connu qu’après sa mort ?…🧐

Alors ? Prêts ? 😎

Huile sur toile d’après une affiche de publicité Volkswagen

Huile sur toile (40×40 cm) d’après le tableau « Femme au bouquet de fleurs » de Marc Chagall (1887-1985) peint en 1944 (42x 41,5 cm).
Ce tableau (d’une collection privée) était au musée du Luxembourg en 2013 lors de la poignante exposition « Chagall, Entre guerre et paix ».

Exilé aux États-Unis depuis le début de la guerre, Chagall attend, tout au long de l’année 1944, la libération de sa ville d’élection, Paris, où il souhaite retourner. Mais la mort subite de sa femme Bella l’anéantit : « Tout est devenu ténèbres ». Au cours des deux années suivantes, le peintre ne cesse de rendre hommage à son épouse disparue.

Chagall rentre définitivement en France en 1949 et s’installe à Orgeval, puis à Vence. Il parvient peu à peu à une plus grande sérénité et emprunte à la Méditerranée sa sublime lumière. L’artiste se consacre à de grands cycles dont celui du Message biblique (éblouissant et grandiose ! A voir au Musée Chagall de Nice) et multiplie les pratiques artistiques (cf. page 2 un exemple de son expérience du vitrail).

A voir également à la Fondation Maeght « La vie ».🤩

D’une intense luminosité, son œuvre est, tout du long, un hymne à la liberté, à l’amour et à la vie.❤️

Dans ce tableau figure un symbole caractéristique de l’œuvre de Marc Chagall, le coq.
Cet animal fait référence à l’enfance russe du peintre et constitue une source d’inspiration qu’il réutilisera régulièrement. Il est d’ailleurs souvent dit que le coq représenterait une personnification de Chagall. Les animaux qui peuplent ses œuvres sont autant de symboles autobiographiques. Marc Chagall a dit à ce sujet :  « Je me suis servi des vaches, des filles de ferme, de coqs et de l’architecture de la province russe comme de sources formelles, parce qu’ils font partie de l’environnement dans lequel j’ai grandi et qui a sans doute laissé une empreinte plus profonde dans la mémoire visuelle que j’ai gardée de mes expériences ».

Huile sur toile « petit concentré de Matisse » (22×33 cm) d’après Henri Matisse (1869-1954)

« Intérieur, bocal de poissons rouges » (147×97 cm) peint au printemps 1914. Centre Pompidou – Legs de la baronne Eva Gourgaud 🤗voir son portrait par Marie Laurencin dans précédent partage.

En 2012, le Centre Pompidou exposait une soixantaine de tableaux de Matisse en plaçant les paires et séries côte à côte.

Ce tableau du printemps 1914 était ainsi placé à côté de « Poissons rouges et palette » (photo 2) peint quelques mois plus tard : un autoportrait beaucoup plus radical pendant cette période sombre des années de guerre avec une vue sur des fenêtres opaques et un bocal figé par une masse blanche pour l’eau.
Contrairement au tableau du printemps il n’y a plus de jonction entre intérieur et extérieur. L’horizon est bouché. Terminé le bonheur d’une fin d’après-midi ensoleillée…
  Huile sur toile d’après une œuvre de François Batet (1921-2015).

Je l’avais réalisée pour mon cher papa (26 juin 1930 – 19 octobre 2021)

🖤🖤
Aquarelle et encre sur carton.
Dessin inspiré du look des joyeux hiboux de la belle artiste australienne @tracyverdugo ❤️

« Sous les ifs noirs qui les abritent,
Les hiboux se tiennent rangés,
Ainsi que des dieux étrangers,
Dardant leur oeil rouge. Ils méditent.

Sans remuer ils se tiendront
Jusqu’à l’heure mélancolique
Où, poussant le soleil oblique,
Les ténèbres s’établiront.

Leur attitude au sage enseigne
Qu’il faut en ce monde qu’il craigne
Le tumulte et le mouvement,

L’homme ivre d’une ombre qui passe
Porte toujours le châtiment
D’avoir voulu changer de place ».

Charles BAUDELAIRE
1821 – 1867
Les hiboux (Les fleurs du mal 1857)


Chardonneret élégant (aquarelle).

Le statut de protection du chardonneret élégant ou carduelis carduelis, est classé comme « préoccupation mineure » par l’Union Internationale de la Conservation de la Nature (UICN) au niveau mondial. La France l’a quant à elle classé « vulnérable » sur son territoire…

Pour l’accompagner, cet extrait d’un poème de Victor Hugo :

« Oh ! les charmants oiseaux joyeux !
Comme ils maraudent ! comme ils pillent !
Où va ce tas de petits gueux
Que tous les souffles éparpillent ?
Ils s’en vont au clair firmament ;
Leur voix raille, leur bec lutine ;
Ils font rire éternellement
La grande nature enfantine.
Ils vont aux bois, ils vont aux champs,
À nos toits remplis de mensonges,
Avec des cris, avec des chants,
Passant, fuyant, pareils aux songes.
Comme ils sont près du Dieu vivant
Et de l’aurore fraîche et douce,
Ces gais bohémiens du vent
N’amassent rien qu’un peu de mousse.
Toute la terre est sous leurs yeux ;
Dieu met, pour ces purs êtres frêles,
Un triomphe mystérieux
Dans la légèreté des ailes.
Atteignent-ils les astres ? Non.
Mais ils montent jusqu’aux nuages.
Vers le rêveur, leur compagnon,
Ils vont, familiers et sauvages.
La grâce est tout leur mouvement,
La volupté toute leur vie ;
Pendant qu’ils volent vaguement
La feuillée immense est ravie.[…] ».

(Les chansons des rues et des bois – 1865).

Aquarelle « mon rouge-gorge ».
Oui oui c’est le mien ! Je sais que c’est lui et pas un autre qui vient me saluer chaque matin 😍

Je pense lui donner un nom comme le fait l’amoureux des oiseaux que j’ai découvert récemment sur Instagram @les.oiseaux.du.jardin 😉

J’ai également trouvé une application qui permet d’enregistrer puis d’analyser le chant des oiseaux. Résultats du jour : un pinson des arbres dialoguant avec le copain d’un jardin voisin (voie puissante et chant magnifique, une vraie Castafiore), un rouge-queue à front blanc (piou pilou très discret) et une fauvette à tête noire (très mélodieuse). Je n’oublie pas celui qu’il n’est pas nécessaire d’enregistrer et qui semble parler tout seul : le coucou ! Je les aime ces merveilles ❤️
Copie à l’huile sur toile (22×27 cm) du pastel d’Edgar Degas (1834-1917) « Après le bain, femme nue s’essuyant la nuque » (62,5×65 cm) réalisé vers 1898 et conservé au Musée d’Orsay.

Degas exécute ses premiers pastels de femmes à leur toilette vers 1876-1877. Il en produit un grand nombre au cours des années suivantes et en expose pas moins de sept lors de la huitième et dernière exposition impressionniste en 1886. Cette série, intitulée « Suite de nus de femmes se baignant, se lavant, se séchant, s’essuyant, se peignant ou se faisant peigner » suscitera alors de vives critiques et alimentera la polémique sur la misogynie de son auteur…
Saisies dans l’intimité de leur chambre, comme à leur insu, les femmes s’adonnent à leur toilette.

En 2012, j’ai pu admirer nombreux de ces chefs d’oeuvre lors de l’exposition « Degas et le nu » au musée d’Orsay et comme cela m’arrive souvent, un besoin impérieux d’appropriation s’est ensuivi😊
 Copie (55×46 cm) du tableau de Paul Gauguin (1848-1903) »Les Deux Tahitiennes » peint en 1899 et conservé au Metropolitan Museum of Art, à New York (94×72 cm).

Après Londres en 2019, c’est à Berlin , (jusqu’au 10 juillet 2022) qu’une exposition revisite le mythe Paul Gauguin.

Intitulée du nom d’une toile du peintre « Pourquoi êtes-vous en colère  » l’exposition examine l’œuvre tahitienne en la replaçant dans son contexte historique et la confronte à des artistes contemporains du Pacifique Sud. Ces derniers dénoncent notamment les stéréotypes, la vision des femmes polynésiennes qu’en ont certains Occidentaux.

Comme pour Picasso, il n’est plus question de taire la polémique sur sa vie privée (ses trop jeunes maîtresses) et son côté colonialiste.

A lire et à suivre les écrits de l’historienne
Caroline Boyle Turner sur la vie polynésienne de Gauguin 🤓.

En avril 2011, ce tableau a échappé au pire : une visiteuse de la National Gallery of Art de Washington a essayé de le détruire prétextant qu’il s’agit d’une toile « très homosexuelle »…que Gauguin est « diabolique ».
No comment…
Copie (81x65cm) de l’immense tableau de Pablo Picasso (1881-1973) « les demoiselles d’Avignon » peint en 1907.

Tableau immense pour sa taille (244×234 cm) mais surtout pour l’histoire de l’art. Picasso répétait volontiers que cette peinture était la première peinture cubiste et se posait en père fondateur de ce mouvement artistique. Le tableau intitulé lors de sa création  » le bordel d’Aviñon » (quartier de Barcelone) a dû être renommé en 1916 afin d’être exposé.

Alors que la vague #Metoo entend faire la lumière sur la violence sexiste du peintre, à l’instar du musée Picasso de Barcelone, le musée Picasso à Paris lance en 2022 un grand chantier de réflexion politique et historiographique sur l’articulation entre l’homme et son œuvre.

Il sera désormais difficile d’organiser des expositions sur Picasso sans évoquer sa vie privée. À Barcelone, le musée a trouvé une méthode : débattre des sujets qui fâchent, en multipliant les points de vue…

 Le jardin au fil des saisons (gouache)
« Abstraction » pastel à la manière de Nicolas de Staël (1914-1955)

Ce peintre inspire encore beaucoup d’artistes mais son génie est unique !

Dans la correspondance du peintre, il y a cette magnifique lettre écrite en 1954 sur Vélasquez, revu au Prado : « Tellement de génie qu’il ne le montre même pas, disant tout simplement au monde je n’ai que du talent mais j’en ai sérieusement. Quelle joie ! Quelle joie ! Solide, calme, inébranlablement enraciné, peintre des peintres à égale distance des rois et des nains, à égale distance de lui-même et des autres. Maniant le miracle à chaque touche, sans hésiter en hésitant, immense de simplicité, de sobriété, sans cesse au maximum de la couleur, toutes réserves à lui, hors de lui et là sur la toile. »

Il y a beaucoup de lui dans ce regard qu’il porte sur le maître espagnol …

Nicolas de Staël Lettres 1926-1955 (Le bruit du temps 2016)

J’ai beaucoup aimé également la biographie écrite par Laurent Greilsamer « Le prince foudroyé » (Fayard 1998)
Huile sur bois « abstraction » à la manière de Mark Rothko (1903-1970)

A la question « Pourquoi Mark Rothko s’est il suicidé ? », un de ses amis, John Hurt Fischer, répond : « J’ai entendu diverses explications : il était en mauvaise santé, il n’avait rien produit depuis six mois, il se sentait rejeté par un monde de l’art dont les goûts éphémères s’étaient tournés vers des peintres plus jeunes et inférieurs. Peut-être y a-t-il un peu de tout cela; je l’ignore. Mais mon intuition est que sa colère si ancienne fut l’une de ces causes. Car c’était la colère justifiée d’un homme qui se savait prédestiné à peindre des temples, et voyait que ses toiles n’étaient considérées que comme de vulgaires biens marchands ».
Huile sur toile « abstraction » à la manière de Zao Wou-Ki (1920-2013)

L’un de mes peintres préférés 😉 et pour l’accompagner la première et les dernières strophes de la Chanson des Oiseaux de Victor Hugo :

« Vie ! ô bonheur ! bois profonds,
Nous vivons.
L’essor sans fin nous réclame ;
Planons sur l’air et les eaux !
Les oiseaux
Sont de la poussière d’âme.

[…..]

Hirondelle, fais ton nid.
Le granit
T’offre son ombre et ses lierres ;
Aux palais pour tes amours
Prends des tours,
Et de la paille aux chaumières.

Le nid que l’oiseau bâtit
Si petit
Est une chose profonde ;
L’oeuf ôté de la forêt
Manquerait
A l’équilibre du monde. »
Reproduction (huile sur toile 61x46cm) d’un tableau de Claude Monet (1840-1926) de 1875 intitulé  » le train dans la neige, la locomotive »(78×59 cm)

En 2014, le tableau du musée Marmottan-Monet faisait également partie de l’exposition « Durand-Ruel, le pari de l’impressionnisme » au musée du Luxembourg.

Cette exposition somptueuse avait produit sur moi une véritable frénésie d’appropriation ! J’ai en effet copié trois des chefs d’œuvre qui y étaient exposés, trois Monet ! (la locomotive, la Tamise et « l’été » déjà partagé).
Reproduction (huile sur toile 65×46 cm) d’un tableau de Claude Monet (1840-1926) intitulé  » la Tamise en bas de Westminster »

Au printemps 1871, Claude Monet est à Londres avec sa famille, loin de la guerre franco-prussienne. Il peint sur une petite toile (72×47 cm) le brouillard londonien qui, selon lui, embellit la ville et qui lui donne « its magnificent breadth ».

En 2014, le tableau de la National Gallery de Londres était à Paris lors de la fabuleuse exposition « Durand-Ruel, le pari de l’impressionnisme » au musée du Luxembourg.

Le musée du Luxembourg réserve souvent de belles surprises comme l’exposition en cours « Pionnières, Artistes dans le Paris des années folles  » qui permet de sortir de l’oubli certaines d’entre elles !

Il faut que j’y revienne : je n’ai pas vu de tableaux de Sonia Delaunay , il paraît qu’il y en a !!🤓🤓
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Reproduction (huile sur toile 40×50 cm) d’un tableau de Claude Monet (1840-1926) sobrement intitulé  » Nymphéas « 

A partir de 1915, l’étang aux nymphéas, dans son jardin de Giverny, devient le thème quasi exclusif de Monet. « Ces paysages d’eau et de reflets sont devenus une obsession, écrit-il. C’est au-delà de mes forces de vieillard, et je veux cependant arriver à rendre ce que je ressens. »
Il y travaillera jusqu’à son dernier souffle. Plus de 250 toiles, dont beaucoup de très grands formats, sont issues de cette inspiration.
Le format de ces nymphéas de 1915 (200×425 cm) reste modeste par rapport à ceux qui couvrent les murs du musée de l’orangerie à Paris !
Pour voir ce chef-d’œuvre, il faut aller à Munich (Nouvelle Pinacothèque).

Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, derrière chacun de mes tableaux, il y a un moteur, celui de la personne pour laquelle je le fais… C’est avec émotion et un pincement au cœur que je partage celui-ci car le temps est assassin et ramène parfois vers moi les tableaux que j’ai eu tant de plaisir à offrir ✨💙
Huile sur boîte en bois d’après Gabriele Münter
Huile sur boîte en bois d’après Vassily Kandinsky
Huile sur boîte en bois d’après Robert Delaunay
Pastel

« Mais la nature est là qui t’invite et qui t’aime … »
Huile sur boîte en bois inspirée par le tableau « Le Parc des Princes » de Nicolas de Staël (1914-1955)

Le 25 mars 1952, ébloui par les couleurs et les actions d’un match en nocturne (France-Suède) auquel il vient d’assister au Parc des Princes, Nicolas de Staël regagne son atelier et commence une immense toile à la truelle. Il a vu des blocs voler, des poids se mouvoir.
Plus d’une quinzaine de toiles sur ce thème vont suivre.
Le 10 avril 1952, il écrit à son ami René Char : « C’est merveilleux. Entre ciel et terre, sur l’herbe rouge ou bleue, une tonne de muscles se meut dans l’oubli total d’elle-même, mais avec toute la présence qu’exige l’exercice, dans la plus complète invraisemblance. Quelle joie ! René, quelle joie ! « .
Regard d’un peintre plutôt que celui d’un amateur de foot !

J’ai offert cette boîte à un fan de foot plus que de peinture et j’ai donc, toute honte bue, rajouté le ballon !😌
Essai du jour : nature morte + pastel + perspective

Parfois, les parfums et leur flacon sont des œuvres d’art…j’ai toujours été fascinée par cette somme de créateurs que sont les « Nez « , les designers, les verriers qui parviennent à nous éblouir et nous enivrer de beauté.
Pastel à parfaire à tout point de vue, sachant que mon modèle est une miniature…mais je pense également ajouter quelques gouttes parfumées sur le papier 😉
D’après Edward Hopper « Sun On Prospect Street (Gloucester, Massachusetts) »
Huile sur toile de 1934 après une aquarelle de 1928 « Prospect Street »….sans soleil !

Cette ambiance vous parle ?
Les toiles d’Edward Hopper (1881-1967) sont apparues pendant le premier confinement de 2020 comme le symbole d’un monde confiné.

Chez Hopper, peu de personnages ; lorsqu’ils sont présents, ils semblent seuls, totalement absorbés par leur monde intérieur.

Sans rapport avec ce qui précède mais en lien avec le confinement du mois d’avril 2020, je viens de revoir, toujours avec le même plaisir, la vidéo de la chanson de Bourvil « La tendresse » reprise sous le titre « symphonie confinée » par Valentin Vander entouré « à distance » de nombreux artistes : un joli moment qui nous a été offert pendant le confinement général…
« Portrait of Orleans » (huile sur toile 1950).

Hopper n’a produit au total que 166 toiles (une seule appartient à des collections publiques européennes…).
Son hobby c’était le cinéma : le cadrage des toiles renvoie d’ailleurs davantage au cinéma qu’à la peinture !
À nouveau, comme à Gloucester, la ville est déserte, confinée…

« Four lane road » (huile sur toile 1956)

Deux personnages cette fois, mais toujours cette impression de solitude propre à Hopper.
Arrêt sur image et à chacun son scénario :
Est-ce l’heure du repas ?
Une bonne odeur de ragoût l’invite t-elle à rentrer ?

Au contraire, va-t-il prendre la tangente ?Ces quatre voies seraient-elles une invitation vers un ailleurs ?

A la fin du cigare peut-être aura-t-il pris sa décision ? ☺️
Essai de couleurs et de transparences
D’après « Mit und gegen » (1929) de Wassily Kandinsky.

Ce tableau de Kandinsky, je l’ai souvent vu en poster sur les murs des entreprises (publiques, privées, toutes activités confondues)… et je l’ai même reproduit à deux reprises pour des membres de ma famille.

W. Kandinsky (1866-1944) est un artiste qui a beaucoup analysé la peinture. Son livre le plus connu « du Spirituel dans l’art et la peinture en particulier » a été publié en 1912.
Selon lui, le principe de l’art résulte d’une nécessité intérieure ; ses compositions dépeignent des images émergeant de l’inconscient qui se veulent « sensoriellement riches ». La forme et la couleur sont les ingrédients de cette expérience subjective.

Qu’y a t-il donc dans « Mit und gegen » (avec et contre) pour qu’il soit si prisé dans l’univers quotidien ?
Je ne me hasarderai pas à l’analyse : cette œuvre parlerait-elle simplement à notre inconscient en envoyant un message plutôt positif ?

D’après Gino Severini « expansion sphérique de la lumière centripète et centrifuge. Simultanéisme » (1913-1914)

Bon d’accord, le titre est compliqué 🤯… et la copie aussi ! Les petits points sont nombreux et bien ordonnés 😅

Gino Severini (1883-1966) fut le symbole vivant des échanges artistiques entre l’Italie et la France : « Les villes auxquelles je suis le plus attaché sont Cortonne et Paris. Je suis né physiquement dans la première et intellectuellement autant que spirituellement dans la seconde ».
Les étapes de son œuvre sont multiples : divisionnisme de 1905 à 1910, futurisme de 1911 à 1915, cubisme de 1916 à 1919, « retour à la figure » de 1920 à 1943, et enfin néofuturisme et abstraction de 1948 à 1951.

Le peintre a également écrit de nombreux ouvrages sur l’art, peut-être que dans l’un d’entre eux se trouve l’explication du titre de ce tableau 🧐

Essai de crayons pastel…je vais explorer un peu plus les couchers de soleil 😎
Tiger (huile sur toile, d’après photo, PGA Championship 2000)
C’est une joie de retrouver Tiger Woods à Augusta ! ❤️
Motif golf sur plumier en bois
Tiger Woods (huile sur boîte)
Pour terminer mon triptyque de la semaine 🤓
La Gitane

La parisienne de Montmartre
Le doigt sur la joue

« Fauve, anarchiste et mondain » telle était l’accroche de l’exposition Kees Van Dongen (1877-1968) au Musée d’art moderne de Paris en 2011.

Le titre de l’exposition résume en quelque sorte les postures artistiques du peintre hollandais : rebelle proche des milieux anarchistes autour de 1895, prompt à la caricature et à la dénonciation sociale, artiste d’avant-garde notamment du fauvisme, dans lequel il occupera une place originale.
Kees Van Dongen s’est focalisé sur le corps féminin, en particulier le visage fardé jusqu’à la déformation et qui deviendra sa griffe.

Reproductions réunies en triptyque de tableaux de la période 1907-1910.

Des couleurs à paillettes pour Tania à Kiev 🇺🇦 et tous les siens.
Depuis le 24 février, on ne voit plus son magnifique travail quotidien…toutes mes pensées vont vers les ukrainiens 🕊💛💙🕊

Et cette chanson Je voudrais changer les couleurs du temps de Guy Béart qui trotte dans ma tête :

« La mer est en bleu entre deux rochers bruns.
Je l’aurais aimée en orange
Ou même en arc-en-ciel comme les embruns
Étrange
 
Je voudrais changer les couleurs du temps
Changer les couleurs du monde
Le soleil levant la rose des vents
Le sens où tournera ma ronde
Et l’eau d’une larme et tout l’océan
Qui gronde
 
J’ai brossé les rues et les bancs
Paré les villes de rubans
Peint la Tour Eiffel rose chair
Marié le métro à la mer
Le ciel est de fer entre deux cheminées
Je l’aurais aimé violine
Ou même en arc-en-ciel comme les fumées
De Chine
 
Je voudrais changer les couleurs du temps
Changer les couleurs du monde
Le soleil levant la rose des vents
Le sens où tournera ma ronde
Et l’eau d’une larme et tout l’océan
Qui gronde
 
Je suis de toutes les couleurs
Et surtout de celles qui pleurent
La couleur que je porte c’est
Surtout celle qu’on veut effacer
Et tes cheveux noirs étouffés par la nuit
Je les voudrais multicolores
Comme un arc-en-ciel qui enflamme la pluie
D’aurore
 
Je voudrais changer les couleurs du temps,
Changer les couleurs du monde
Les mots que j’entends seront éclatants
Et nous danserons une ronde
Une ronde brune, rouge et safran
Et blonde « 

D’après Vassily Kandinsky « Paradis » (1909)

« Un jour pourtant un jour viendra couleur d’orange
Un jour de palme un jour de feuillages au front
Un jour d’épaule nue où les gens s’aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche »

Extrait du poème « un jour, un jour » de Louis Aragon (et chanson de Jean Ferrat)

Pour Tania et tous les siens 🕊💙💛💙💛💙💛🕊

Reproduction du Cri, l’intemporel et iconique chef d’œuvre d’Edvard Munch (1863-1944)

En 2021, une expertise par thermographie infrarouge du message « Ne peut avoir été peint que par un fou » inscrit ( en norvégien) sur la première version du tableau (1893) conclut que l’auteur n’est autre que le peintre lui-même !

Le Nasjonalmuseet d’Oslo a fait ce communiqué officiel le 22 février 2021.

Depuis plus de 100 ans, les spécialistes s’interrogeaient sur l’origine de cette inscription crayonnée en haut à gauche de la toile.

Ce n’était donc pas un acte de vandalisme comme on le croyait : en 1895 la première exposition de ce tableau avait fait scandale et nombreux étaient ceux qui remettaient en question la santé mentale de l’artiste.

Il existe cinq versions de ce tableau.

En 2022, le musée national norvégien doit réouvrir ses portes après travaux.
Une salle, avec une vingtaine d’œuvres, sera dédiée au peintre et bien évidemment « Le Cri » en sera la star ! 😉

L’Art est la vie !

Pour Tania et tous les siens 🍀❤️💛💙🕊.

D’après Marie Laurencin ( 1883-1956) « portrait de la Baronne Gourgaud à la mantille noire »(1923) reproduit pour mon père qui aimait ce regard posé sur lui ❤️💫
Eva Gourgaud a légué ce tableau et bien d’autres au Centre Pompidou, Paris.

🕊

Dessin pour Tania et tous les siens.

Soleils dans les étoiles 1930 – octobre 2021
🖤 Bleuets des champs 🖤
 Dessin au feutre pour illustrer une « danse de Sabbat » inspiré des jolies lignes de Jordane Saget.

Mona Chollet dans son livre « Sorcières. La puissance invaincue des femmes  » analyse la grande chasse aux sorcières, qui a fait des dizaines de milliers de victimes en Europe entre les XVIe et XVIIe siècles, comme un « phénomène de haine misogyne intense » 🧐
Une copie (81x60cm) de tableau de Vincent Van Gogh peut en cacher une autre …

D’après « Terrasse du café le soir » (81x65cm) réalisée à Arles en septembre 1888, entre le 9 et 16 du mois (musée Kröller-Müller).

Comme pour ma copie du tableau « Verger aux oliviers », j’ai un peu galéré, notamment sur les pieds de table ainsi que sur les chaises 😅. Réalisée entre janvier et … octobre 2021 ! Il sera bientôt sec ; mieux vaut tard que jamais ! A bon entendeur … 😘

Huile sur toile (73x92cm) d’après le tableau « verger aux oliviers » ( 72,4 x91,9cm) peint par Vincent Van Gogh (1853-1890) en octobre 1889 à Saint-Rémy-de-Provence.

Je viens de terminer la copie de ce tableau, cela m’a pris des semaines !

Lorsque j’ai commencé le feuillage, j’ai tout de suite compris que ça serait compliqué… J’ai pensé à Van Gogh en train de le peindre à l’ombre des oliviers… J’ai imaginé les quelques heures qui lui ont suffi et l’état de transe créatice dans lequel il devait être. Tout ondule, tout vibre : le ciel , les arbres, le feuillage, la terre et au final, tous ces tremblements ne sont que force et réconfort, un sentiment de plénitude nous envahit… quel génie !

Le musée Kröller-Müller à Otterlo (Pays-Bas) conserve ce chef d’œuvre parmi de nombreux tableaux du peintre.

Ma copie rejoindra bientôt le joli mur bleuté qui patiente depuis des mois.☺️
Huile sur carton toilé d’après « Le Pont des Arts, Île de la Cité  » de Paul Signac (1912)

Des perspectives hasardeuses, erreurs de jeunesse… pour cette copie (ma deuxième) accrochée depuis des décennies (à côté de mon premier essai  » sous les peupliers, effet de soleil » de Claude Monet – déjà posté), au mur de la chambre de mes parents ❤️❤️
Huile sur toile d’après « night & day » aquarelle de Jean-Michel Folon.

Certaines poésies font partie du « patrimoine familial » ❤️; l
L’avant-dernière strophe de ce poème de Victor Hugo a même eu raison de plaques d’amyloïde …

« Le soleil déclinait ; le soir prompt à le suivre
Brunissait l’horizon ; sur la pierre d’un champ
Un vieillard, qui n’a plus que peu de temps à vivre,
S’était assis pensif, tourné vers le couchant.

C’était un vieux pasteur, berger dans la montagne,
Qui jadis, jeune et pauvre, heureux, libre et sans lois,
A l’heure où le mont fuit sous l’ombre qui le gagne,
Faisait gaîment chanter sa flûte dans les bois.

Maintenant riche et vieux, l’âme du passé pleine,
D’une grande famille aïeul laborieux,
Tandis que ses troupeaux revenaient de la plaine,
Détaché de la terre, il contemplait les cieux.

Le jour qui va finir vaut le jour qui commence.
Le vieux pasteur rêvait sous cet azur si beau.
L’océan devant lui se prolongeait, immense
Comme l’espoir du juste aux portes du tombeau.

O moment solennel ! les monts, la mer farouche,
Les vents, faisaient silence et cessaient leur clameur.
Le vieillard regardait le soleil qui se couche ;
Le soleil regardait le vieillard qui se meurt. »

Victor Hugo Promenades dans les rochers (III)
 Payne Stewart à Pebble Beach- huile sur boîte en bois

En 1999, lors de la Ryder Cup ( compétition de golf par équipes opposant les américains aux européens qui a lieu tous les deux ans) l’américain Payne Stewart avait poussé un coup de gueule devant la presse : « Je suis heureux de notre victoire, mais certains de nos fans ont dépassé les bornes aujourd’hui. J’adore l’ambiance de la Ryder, mais les gens doivent comprendre que ce n’est pas une question de vie ou de mort. » Des mots qui, bientôt, prendront tout leur sens puisque Payne Stewart disparaissait 29 jours plus tard dans un accident d’avion…

L’ambiance de cette compétition qui avait lieu en France en 2018 au golf national et qui se déroule aux États Unis ce week-end est en effet des plus enflammées 🔥 🔥
Aquarelle rouge-gorge aux couleurs de l’automne.

« Voici venu le froid radieux de septembre :
Le vent voudrait entrer et jouer dans les chambres ;
Mais la maison a l’air sévère, ce matin,
Et le laisse dehors qui sanglote au jardin.
Comme toutes les voix de l’été se sont tues !
Pourquoi ne met-on pas de mantes aux statues ?
Tout est transi, tout tremble et tout a peur ; je crois
Que la bise grelotte et que l’eau même a froid.
Les feuilles dans le vent courent comme des folles ;
Elles voudraient aller où les oiseaux s’envolent,
Mais le vent les reprend et barre leur chemin
Elles iront mourir sur les étangs demain.
Le silence est léger et calme ; par minute
Le vent passe au travers comme un joueur de flûte,
Et puis tout redevient encor silencieux,
Et l’Amour qui jouait sous la bonté des cieux
S’en revient pour chauffer devant le feu qui flambe
Ses mains pleines de froid et ses frileuses jambes,
Et la vieille maison qu’il va transfigurer
Tressaille et s’attendrit de le sentir entrer. »

Anna de Noailles, L’automne (Le coeur innombrable).
D’après Zao Wou-Ki 28.8.67 (huile sur toile)

L’exposition aixoise « Il ne fait jamais nuit  » nous plonge dans la quête de lumières du peintre franco chinois (1920-2013). Cette quête a débuté dès 1935 avec le tableau « Nature morte aux pommes » réalisée lors de son entrée à l’École des beaux-arts de Hangzhou sous l’influence de Paul Cézanne qu’il avait découvert à travers des cartes postales !

Selon Cézanne  » il n’y a qu’une route pour tout rendre, tout traduire : la couleur […] La nature n’est pas en surface; elle est en profondeur. Les couleurs sont l’expression, à cette surface, de cette profondeur. Elles montrent les racines du monde. »

J’aime faire découvrir ce peintre, cela se traduit parfois par une admiration partagée et l’envie de voir sur son mur une toile  » à la manière de Zao Wou-Ki » que l’amitié me pousse à exécuter avec la plus grande humilité 😘
Au milieu coule une rivière (huile sur boîte en bois)

« Alors, dans le demi-jour boréal du canyon, tout ce qui existe au monde s’estompe, et il n’y a plus que mon âme, mes souvenirs, les voix mêlées de la Blackfoot River, le rythme à quatre temps et l’espoir de voir venir un poisson à la surface.

A la fin, toutes choses viennent se fondre en une seule, et au milieu coule une rivière.

Il arrive dans la vie de chacun d’entre nous un moment où voyant un être aimé dans le besoin,nous nous posons tous la même question.

Je veux l’aider Seigneur, mais de quoi a-t-il besoin ?

Tant il est vrai que nous sommes rarement en mesure d’aider nos proches …

Soit que nous ignorons quelle part de nous même donner, soit que la part que nous avons à donner ne convienne pas.

Ainsi ce sont ceux que nous devrions connaître qui nous échappe. Mais nous pouvons les aimer quand même. Les aimer sans les comprendre. Les aimer d’un amour sans limites. »

Extrait de « La rivière du sixième jour  » Norman Maclean
Bruce Springsteen (huile sur toile)

Sky of mercy, sky of fear (a dream of life)
Sky of memory and shadow (a dream of life)
Your burning wind fills my arms tonight
Sky of longing and emptiness (a dream of life)
Sky of fullness, sky of blessed life (a dream of life)

Come on up for the rising
Come on up, lay your hands in mine
Come on up for the rising
Come on up for the rising tonight
Huile sur bois en noir et blanc coloriée avec procreate

McCartney 321 c’est le titre d’un documentaire (6 x 30 minutes)encensé par la presse notamment The Times : « Quel bonheur ! Et quelle merveille de réussir à présenter un musicien et une œuvre qui ont été analysés de long en large depuis si longtemps avec une telle fraîcheur, une telle finesse !” 

The Telegraph : « Regarder ‘McCartney 3,2,1’, c’est découvrir la musique des Beatles d’un œil nouveau, et être encore ébouriffé par son ampleur et son génie (oui, même ‘Let It Be’).”

En ce jour d’ouverture du procès des attentats parisiens de novembre 2015, une pensée pour toutes les victimes, les morts et les vivants qui ont dû apprendre à survivre.
Ils aimaient les terrasses de café, le foot, les concerts, le miel de la vie …
Inspiré des magnifiques toiles de Gabriel Weis @gabe_weis lui-même inspiré de Pablo Picasso lui-même inspiré des masques africains eux-mêmes inspirés de ….ah ! là je ne sais pas 😉

Dessin, à la peinture acrylique noire sur toile, photographié pour être colorisé sur tablette…. une technique mixte mêlant physique et numérique 😜

Gabriel Weis est un artiste californien ( œuvres physiques et nft) que j’ai découvert sur les réseaux sociaux. C’est passionnant de suivre son évolution, d’applaudir chacune de ses œuvres toutes aussi belles les unes que les autres.
Copie d’un tableau d’un inconnu…seul indice : la signature en majuscules rouges R. MARIEL.

La femme à la bouche fluo figure sur d’autres toiles signées R. MARIEL vendues dans des maisons de vente en Suède. Ce sont toujours des scènes nocturnes, devant des restaurants (Chez Michel) ou à Paris ! Mystère, mystère, je n’ai rien trouvé de plus.

Reproduit à l’acrylique en petit format (30×30) pour un petit appartement
 A la manière de …. Zao Wou-Ki ( 1920-2013) – Huile sur toile

Oui il faut oser parfois 😅 comme oser aussi réserver, sans hésiter et sans trop réfléchir à l’emploi du temps, l’aller-retour Paris-Aix en Provence dans la journée du 16 septembre, retrouver des amis pour voir l’exposition à l’Hôtel de Caumont intitulée « Il ne fait jamais nuit ».

Voici ce que l’on peut lire sur le site du musée : les œuvres de l’artiste français d’origine chinoise Zao Wou-Ki (1920-2013), réalisée en collaboration avec la Fondation Zao Wou-Ki.  L’exposition regroupe près de 80 oeuvres de 1935 à 2009 (huiles sur toile, aquarelles et encres de Chine sur papier) provenant de collections publiques et privées. Cet ensemble a pour ambition de mettre au jour un des grands thèmes de création de l’artiste : inventer de nouveaux espaces picturaux construits à partir de son travail sur la couleur et la représentation de la lumière. Lumière et espace sont en effet indissociables dans son œuvre et permettent de comprendre son objectif récurrent de « donner à voir » ce qui ne se voit pas et qui l’habite, « l’espace du dedans ».

D’après Franz Marc – Huile sur boîte en bois

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Arboles d’après Martin Reyna huile sur boîte en bois

J’ai une relation particulière avec les œuvres d’art : je les copie !

Je reproduis ainsi ce que j’aime sans autre considération que le plaisir de les explorer et de les garder près de moi. C’est également un plaisir de les peindre pour les donner ensuite à ceux qui me sont chers.

Dans mes choix , il y a bien sûr les artistes du temps passé que j’admire mais il y a aussi parfois les artistes contemporains que je découvre.

Martin Reyna fait partie de ces belles découvertes. Une carte de vœux qui ne m’était même pas destinée avait attiré mon regard et coup de foudre : il y avait ces trois arbres …

Si Martin Reyna aime peindre les arbres il est aussi un incroyable aquarelliste. Il expose parfois à Paris, il ne faut pas rater ces rendez-vous riches en couleurs !
Huile sur carton toilé

Je lance ici un avis de recherche sur l’œuvre ( photo? peinture ?) qui m’avait inspirée ce jour là 🤔🧐🤓

D’après un pochoir de Banksy – Fillette aux ballons – juillet 2005 – projet « Santa’s Ghetto » – message d’espoir dédié aux populations civiles.

Je ne sais pas combien de fois cela fait que je relis certains passages du roman de Marcel Pagnol « Le château de ma mère  » :

« Le temps passe, et il fait tourner la roue de la vie comme l’eau celle des moulins.

Cinq ans plus tard, je marchais derrière une voiture noire, dont les roues étaient si hautes que je voyais les sabots des chevaux. J’étais vêtu de noir, et la main du petit Paul serrait la mienne de toutes ses forces, on emportait notre mère pour toujours.

De cette terrible journée, je n’ai aucun autre souvenir, comme si mes quinze ans avaient refusé d’admettre la force d’un chagrin qui pouvait me tuer. Pendant des années, jusqu’à l’âge d’homme, nous n’avons jamais eu le courage de parler d’elle.
Puis, le petit Paul est devenu très grand. Il me dépassait de toute la tête, et il portait une barbe en collier, une barbe de soie dorée. Dans les collines de l’Etoile, qu’il n’a jamais voulu quitter, il menait son troupeau de chèvre ; le soir, il faisait des fromages dans des tamis de joncs tressés , puis sur le gravier des garrigues, il dormait, roulé dans son grand manteau : il fut le dernier chevrier de Virgile. Mais à trente ans, dans une clinique, il mourut. Sur la table de nuit, il y avait son harmonica.
Mon cher Lili ne l’accompagna pas avec moi au petit cimetière de La Treille, car il l’y attendait depuis des années, sous un carré d’immortelles : en 1917, dans une noir forêt du Nord, une balle en plein front avait tranché sa jeune vie, et il était tombé sous la pluie, sur des touffes de plantes froides dont il ne savait pas les noms…

Telle est la vie des hommes. Quelques joies, très vite effacées pas d’inoubliables chagrins.

Il n’est pas nécessaire de le dire aux enfants. »

M. Pagnol, Le Château de ma mère.


Essai de différentes couleurs d’encres essentielles de Jacques Herbin

(Paris 1670 peut-on lire sur la boîte 😅) et d’une fabrication de passe-partout.

Je n’ai pas utilisé ici celle dénommée  » caroube de Chypre » illuminée de paillettes d’or qui est une pure merveille (non non, ce n’est pas pour l’économiser 😏).

Reproduction à l’huile de l’aquarelle de Jean-Michel Folon pour Amnesty International en 1977.

De 1975 à 1983, le générique de fermeture (et d’ouverture je crois 😅) de la chaîne de télévision Antenne 2, « les hommes volants » de Jean-Michel Folon, était une délicieuse invitation à parcourir, endormis, la trop longue distance entre le canapé et notre lit douillet…ces images et la musique de Michel Colombier sont des petites madeleines du temps passé.

Folon, artiste belge (1934-2005) laisse derrière lui des centaines d’œuvres à l’imaginaire tendre et poétique au service de toutes les grandes causes de ce monde…
Grâce à la douceur de ses couleurs et à la finesse de ses dessins, ses messages de paix et de tolérance sont empreints de sérénité. Selon lui, « si l’Homme passait plus de temps à admirer la beauté, du monde, d’une œuvre, il en aurait moins à consacrer à la guerre et en oublierait la violence, souvent gratuite, qui l’anime. »

Sa fondation près de Bruxelles, son atelier à Monaco, la Chapelle de Saint-Paul de Vence sont là pour que vivent encore ses aquarelles et ses sculptures.

Pastel à l’écu sennelier « Climat 2050 : Right the Ship mille sabords ! »

XII bleu jaune rouge (huile sur carton toilé)

Le rouge est la couleur par excellence, excessive et ambivalente !

Au Paléolithique la fabrication du rouge provient de minerais comme l’hématite ou de terres argileuses comme l’ocre rouge.

Dans l’Antiquité, on utilise une autre substance minérale : le cinabre (sulfure naturel de mercure).

Autre matière colorante rouge : la pourpre qui est extraite d’un coquillage appelé murex et donne un rouge violacé.

Au Moyen Âge, le cinabre est remplacé par le vermillon, sa version artificielle (mélange de soufre et de mercure). On utilise aussi un colorant végétal extrait des racines de la garance.

Le rouge carmin lui provient de deux insectes : le kermès parasite vivant sur une espèce de chêne de la région méditerranéenne et la cochenille cultivée sur des cactus d’Amérique Latine. Tintoret , Rubens, mais aussi Rembrandt ou Canaletto l’utiliseront.

Au XIXe siècle, les premiers colorants rouges synthétiques apparaissent et au XXe siècle les peintres ont à leur disposition le rouge de cadmium un pigment minéral de synthèse réputé pour sa grande luminosité ….
( extraits du MOOC Couleurs http://www.mooc-couleurs.art
RMN-GP / Fondation Orange – février 2020)

Copie huile 100×65 de « jaune rouge bleu  » peint en 1925 par Vassily Kandinsky (1866-1944)

Dans ce rectangle aux dimensions harmonieuses, le soleil a rendez-vous avec la lune ! Le soleil prend la forme d’un visage et la lune disperse des bleus, violets, roses, des lignes et des courbes, des formes géométriques en suspension.

Ce tableau mystérieux est unesynthèse des différentes périodes de l’art de Kandinsky.

On peut trouver un éclairage dans des notes de cours où Kandinsky s’exprime à propos des couleurs et de leur « naissance »: « Jaune et bleu par rapport au rouge… Phébus et la Lune s’évitent et se retrouvent quand même entre jour et nuit comme l’aurore et le couchant. Naissance mystérieuse du rouge par la tendance simultanée à l’éloignement et à l’ascension du jaune et du bleu. »
« Jaune Rouge bleu  » aurait donc pu s’intituler « Naissance du rouge « !
Moissons » huile sur boîte en bois

Il paraît que les français parlent toujours du temps qu’il fait lorsqu’ils se saluent 🤓 («  bonjour ! ça va ? quel temps ! Il fait chaud ! Quelle pluie ! Ça caille ! « 
Il y a aussi les dictons qui tentent quelques prévisions. Au mois d’Août par exemple :

Août: « Je suis le mois où nul loisir / On ne peut prendre ou séjourner / Mais faucher, faner par plaisir / Mettre en grange, battre et vanner ».

Qui sème à la  Saint-Laurent (10/08) y perd sa graine et son temps.

A la Sainte-Claire (11/08), s’il éclaire ou tonne, c’est l’annonce d’un bel automne.

A la Saint-Abel (5/08), faites vos confitures de mirabelles.

Si la coccinelle vole haut, il fera beau.
Quand les hirondelles volent à terre, adieu la poussière.

A la mi-août, le temps s’arrange ou défait tout.

A la Sainte-Madeleine (22/07) la noix est pleine, à la Saint-Laurent (10/08)  on regarde dedans, à la Saint-Roch (16/08) on la croque.

Les brouillards d’août emportent les châtaignes.

A la Saint-Bernard (20/08), pour moissonner, il est bien tard.

Si chantent fort les grenouilles, demain le temps se gribouille.

A la Saint-Fiacre, soleil ardent, pour huit jours encore, du beau temps.

« Haute », vache Aubrac était l’égérie du Salon International de l’Agriculture de 2018. Les bus parisiens arboraient sa jolie frimousse, elle illuminait les murs des stations de métro, elle était partout dans Paris !
Entre les vaches de Salers et les « Aubrac » mon cœur a toujours balancé 😍
J’ai commencé par un dessin au fusain puis par deux essais à l’acrylique pour enchaîner ensuite sur une aquarelle

Pastel « prunelle mystique » de mon chat Billy (c’est le nom choisi au départ et qui figure sur ses papiers) mais on l’appelle toujours Bilou, ou Le Bilou, parfois Bilounet. On pousse aussi ( assez souvent 😌) jusqu’à Bébé malgré ses 17 ans. Certains osent « le gros » mais ils sont réprimandés 😏
Comme un musicien s’approprie l’œuvre d’un compositeur qu’il admire, je tente de mon côté de reproduire les formes et les couleurs des œuvres qui m’apportent de la joie.

Ce tableau de la belle artiste australienne Tracy Verdugo fait partie de ceux-là.

A l’heure où j’écris, ce « tableau pour Mitty », tout juste sec (acrylique) et un peu encombrant (65×92 cm) s’envole malgré tout vers Santiago du Chili ! ❤️❤️❤️❤️❤️
Issue de la série des « trente-six vues du Mont Fuji », la Grande Vague de Kanagawa, la célèbre estampe japonaise, a été réalisée en 1831 par Katsushika Hokusai alors âgé de 70 ans. L’inventeur du mot « manga » ( dessin libre) est à l’origine du mouvement japoniste, suivi en Europe notamment par Van Gogh, Monet, Klimt, Gauguin…puis les Nabis Bonnard et Vuillard.

📸J’ai reproduit La Vague sur une boîte en bois pour l’offrir à une amoureuse du Japon, passionnée de dessin et de mangas ❤️

Aquarelle champ de lavande

En attendant les vacances ….

Avec quelques vers du joli poème de Paul Verlaine

« Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.

La cloche, dans le ciel qu’on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l’arbre qu’on voit
Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là,
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville. »

Copie du tableau de Pegeen Vail Guggenheim (1925-1967) « the sunshader » (1960)

À propos de sa fille, voici ce qu’écrivit la célèbre mécène Peggy Guggenheim en 1967 :
« Ma chère Pegeen, qui ne fut pas seulement une fille, mais aussi une mère, une amie et une sœur pour moi… Sa mort inattendue et mystérieuse me laisse affligée. Il n’y avait personne au monde que je n’aimais autant.
J’ai l’impression que la lumière a quitté ma vie. Pegeen était un peintre primitif talentueux. Pendant des années j’ai encouragé son talent et vendu ses toiles.Elle commençait à peine à avoir un vrai succès, avec des expositions cet hiver au Canada, Stockholm et Philadelphie. »

Une salle entière du musée Peggy Guggenheim à Venise est dédiée à Pegeen Vail Guggenheim.

Lorsque l’on visite un musée, il y a des tableaux pour lesquels on peut éprouver un coup de foudre…cette copie en est le témoignage 😘

J’ai reproduit ce tableau sur commande de la personne tombée en arrêt en le voyant ❤️ je la remercie au passage de m’avoir permis de découvrir cette belle artiste et son univers rafraîchissant à la fois enfantin et réaliste.

Huile sur toile d’après « la marchande d’oranges » de Sonia Delaunay (gouache de 1915)

Sonia Delaunay (1885 – 1979) avait un sens aigu de la couleur hérité des traditions décoratives de son Ukraine natale. Cette explosion de couleurs et de courbes est un bonheur. Je pense avoir utilisé tous les tubes de couleur dont je dispose.

En 1915 la peintre était réfugiée au Portugal avec son mari ( déclaré inapte pour la guerre) et son fils. Au final ce fut la période la plus heureuse et la plus créative du couple.

« Le Portugal » disait-elle ,  » un pays dans lequel, dès que nous sommes arrivés, nous nous sommes sentis enveloppés dans une atmosphère onirique, de la lenteur […]. contrastes violents de tâches de couleur dans les robes des femmes, des châles multicolores avec les verts frais et métalliques des pastèques. Formes, couleurs, les femmes qui disparaissent entre les montagnes de citrouilles, de légumes, dans les marchés enchantés par le soleil […] « .

📸 « Route pluvieuse » d’après Marc-Aurèle Fortin (1888/1970) en guise d’illustration de la météo de ce début juillet à Paris 😎

C’est la deuxième fois que je reproduis (et partage) un tableau de ce peintre québécois, le premier étant le somptueux paysage de Saint Siméon.

Influencé par les paysagistes canadiens du « groupe des sept » et le fauvisme, Fortin est l’un des peintres québécois les plus connus après la seconde guerre mondiale. Ainsi, en 1967, c’est l’une de ses œuvres qui sera offerte au Général De Gaulle en visite présidentielle, par le gouvernement canadien mais je n’ai pas réussi à savoir quel est ce tableau …🧐🧐

Les pluies d’été ne sont pas tristes, penser « qu’il y a over the rainbow, toujours plus haut le soleil above radieux » pour citer Serge Gainsbourg 🤩

📸 Jeunes vaches de Salers (Cantal) – huile sur toile

La curiosité tranquille des vaches ! J’aime les observer dans les prés, attirer leur regard ! La Marguerite, la Rousselle, la Blanquette, la Marquise, la Baronne, la Frisée, la Violette … Les vaches connaissent leur prénom lorsqu’elles en ont un !
J’ai souvent constaté que les vaches broutent, parallèles les unes aux autres, en avançant dans la même direction. A priori iI y a un débat sur les raisons de ce « phénomène ». Alignements dus à l’influence du vent ou du soleil pour certains ou orientation de préférence du sud vers le nord, quand elles mangent et se reposent, pour d’autres. Cette dernière hypothèse (émise par des scientifiques) impliquerait qu’elles disposent, au même titre que les oiseaux migrateurs, d’un sens leur permettant de percevoir le champ magnétique terrestre. Peut-être une survivance d’un réflexe migratoire, à l’instar de celui des gnous en Afrique.

Quoiqu’il en soit c’est un beau sujet de peinture… les Constant Troyon, Rosa Bonheur, Eugène Boudin ne diraient pas le contraire 🤓
📸 Tour de France – aquarelle à la manière de Robert D. ou Sonia D. au choix !

Ah si le petit-fils de Poupou avait gardé le maillot jaune jusqu’aux Champs Elysées ! Quelle belle histoire ! Mais bon, reprenons les petits roupillons devant l’écran en regardant le Tour de France😅
📸 huile sur toile

Comme il est apaisant de faire des points, des ronds, des cercles, des sphères …symboles de vie et d’harmonie, partout présents, de l’atome aux planètes !
 
Le cercle est parfait, immuable, sans commencement ni fin …

🎧🎹« Comme une pierre que l’on jette dans l’eau vive d’un ruisseau
Qui laisse derrière elle des milliers de ronds dans l’eau
Comme un manège de lune avec ses chevaux d’étoiles
Comme un anneau de Saturne, un ballon de carnaval
Comme le chemin de ronde que font sans cesse les heures
Le voyage autour du monde d’un tournesol dans sa fleur « 
(Michel Legrand et avec la musique c’est encore plus joli 🥰)📀🎹🎹🎹
📸 Monts du Cantal (huile sur carton toilé)

Je garde toujours le souvenir ému de ces randonnées d’été, quand on partait dans la brume du matin radieux depuis Mandailles pour parcourir les puys de la ligne des crêtes aux doux noms de Mary – Brèche de Roland- Peyre Arse – Bataillouse – Téton de Vénus – Griou (le caillouteux !), il fallait faire attention aux chevilles, ne pas relâcher son attention lors de la descente vers Saint Jacques des Blats !!
Cantal , majestueux Cantal !

Il existe de nombreuses traductions en français du magnifique poème de Rudyard Kipling « If » écrit en 1895, publié en 1910 et dédié à son fils de 12 ans John.
J’ai choisi cette adaptation française de 1918 (André Maurois), la plus connue mais pas la plus fidèle, pour accompagner ma copie/hommage d’un dessin « pour la Paix » du génial dessinateur Ernest Pignon-Ernest.

« Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils. »

J’ajoute en commentaire le poème original.
John a été porté disparu lors de la première guerre mondiale comme les milliers d’autres, victimes de tous ces préceptes d’humanité restés à l’état de « si »…

If you can keep your head when all about you
Are losing theirs and blaming it on you,
If you can trust yourself when all men doubt you.
But make allowance for their doubting too;
If you can wait and not be tired by waiting.
Or being lied about, don’t deal in lies,
Or being hated, don’t give way to hating,
And yet don’t look too good, nor talk too wise:
If you can dream —and not make dreams your master
If you can think —and not make thoughts your aim
If you can meet Triumph and Disaster
And treat those two impostors just the same;
If you can bear to hear the truth you’ve spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools.
Or watch the things you gave your life to broken,
And stoop and build’em up with worn-out tools:
If you can make one heap of all your winnings
And risk it on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings
And never breathe a word about your loss;
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them: “Hold on!”
If you can talk with crowds and keep your virtue,
Or walk with Kings —nor lose the common touch,
If neither foes nor loving friends can hurt you,
If all men count with you, but none too much;
If you can fill the unforgiving minute,
With sixty seconds’ worth of distance run.
Yours is the Earth and everything that’s in it,
And —which is more— you’ll be a Man, my son!


📸huile sur boîte en bois


« Tes jours, sombres et courts comme les jours d’automne,
Déclinent comme l’ombre au penchant des coteaux ;
L’amitié te trahit, la pitié t’abandonne,
Et seule, tu descends le sentier des tombeaux.

Mais la nature est là qui t’invite et qui t’aime ;
Plonge-toi dans son sein qu’elle t’ouvre toujours
Quand tout change pour toi, la nature est la même,
Et le même soleil se lève sur tes jours.

De lumière et d’ombrage elle t’entoure encore :
Détache ton amour des faux biens que tu perds ;
Adore ici l’écho qu’adorait Pythagore,
Prête avec lui l’oreille aux célestes concerts.

Suis le jour dans le ciel, suis l’ombre sur la terre ;
Dans les plaines de l’air vole avec l’aquilon ;
Avec le doux rayon de l’astre du mystère
Glisse à travers les bois dans l’ombre du vallon.

Dieu, pour le concevoir, a fait l’intelligence :
Sous la nature enfin découvre son auteur !
Une voix à l’esprit parle dans son silence :
Qui n’a pas entendu cette voix dans son coeur ? « 

Le vallon (extrait)
Alphonse de Lamartine, Méditations poétiques

Ce paysage et quelques phrases de ce poème sont un doux bouquet de souvenirs familiaux.
📸 : copie « La Seine à Courbevoie : La Grande Jatte » de Charles Angrand
(1888)

L’élaboration d’une composition « pointilliste » requiert un temps
considérable.
Charles Angrand (1854-1926) n’a fait qu’une dizaine de tableaux avec
cette technique… qu’il a abandonnée à la mort de son ami Georges
Seurat en 1891.

1888 est la pleine période du néo-impressionniste avec Signac, Seurat,
Redon, Angrand, fondateurs de la Société des Artistes Indépendants,
association qui permet d’organiser des expoitions sans jury ni récompense.

Précisons ici qu’on était qualifié de « peintre impressionniste » en
participant aux expositions (8 au total) dédiées à cette peinture et que
les impressionnistes « installés » ne voulaient pas des 
néo-impressionnsites : finalement, en 1886, dans ce qui sera la dernière
exposition impressionniste, Degas et Eugène Manet ont bien voulu admettre (dans une salle à part !) Seurat, Signac, Redon… mais pas Angrand. De leur côté, Monet, Sisley, Renoir et Caillebotte ne voulant pas « se compromettre auprès de ces jeunes » se sont retirés !

1886, année de la 8 ème et dernière exposition impressionniste est donc
celle et de la première apparition d’une toile pointilliste (« Un 
dimanche parès-midi à l’île de la Grande Jatte » de Georges Seurat) ou,
plutôt divisionniste ; en effet, pour Signac, qui a théorisé le mouvement, il n’est pas question de pointillisme mais de divisionnisme : le mélange des couleurs ne s’effectue plus sur la palette mais dans la rétine  du spectateur.

Au musée Jacquemart-André, on peut voir (jusqu’au 19 juillet 2021)
l’exposition  « Signac – Les harmonies colorées », 70 tableaux dont une
cinquantaine de Signac et nombre de ses amis : Luce, Cross, Seurat, Van
Rysselberghe, Pissarro… mais toujours pas Angrand !

On y apprend que Camille Pissarro (qui est le seul à avoir participé aux
8 expos impressionnistes) a défendu ce mouvement, fait quelques toiles
(on peut voir dans l’exposition « La Briqueterie Delafolie à Eragny »)
mais Paul Durand-Ruel, son marchand, lui a demandé de revenir à
l’impressionnisme… moins chronophage et donc plus rentable!

Est-ce utile de dire pour conclure ce partage que la copie d’une œuvre
« pointilliste » est une question de patience ? 😅😅

En janvier 2021, lorsque l’envie m’a prise de partager mes tableaux sur la « toile », j’ai commencé par cette copie du tableau de l’atelier de Picasso, peint en 1955.
Je n’imaginais pas que 6 mois plus tard l’original serait accroché devant les clients d’un supermarché Auchan entre Vigneux sur Seine et Montgeron dans l’Essonne !
Serge Lasvignes, le président du Centre Pompidou est « ravi que cette œuvre soit présentée au milieu des citrouilles, des pastèques et des bières ».
Cette exposition insolite s’inscrit dans le cadre de l’implantation à Massy, près de Paris, d’un « Centre Pompidou francilien », prévue pour décembre 2025.
L’un des objectifs est d’ouvrir la culture à des personnes qui en sont éloignées.
Dans les articles de presse, il y a des commentaires de ceux qui s’arrêtent devant le chef d’œuvre : le tableau impressionne !
C’est un vrai Picasso devant eux ; leur regard est accroché !
Comment ne pas l’être ?
C’est une belle initiative : combien, parmi tous ceux qui vont voir ce tableau, auront désormais le goût pour l’art ?
En tout cas on en parle ; premier objectif atteint !

Oyez oyez ils rouvrent !
📸copie « les petits cafés de Pierrefitte »de Maurice Utrillo vers 1909
Ceci n’est pas un Magritte ! ( désolée c’était trop facile, je n’ai pas pu m’en empêcher😜)

En 1967 René Magritte (1898-1967) demandait au philosophe Alphonse De Waelhens de l’aider à définir l’invisible car il n’en avait que des idées très peu précises. « …sont invisibles la nuit et le jour, la douleur et le plaisir, la connaissance et l’ignorance et tout ce qui…?… […] La lumière est invisible assurément, mais une source de lumière, peut-on dire qu’elle est invisible ? J’espère ne pas vous ennuyer avec de telles questions qui sont pour vous élémentaires ? Je vous remercie d’avance de ce que vous voudriez bien m’écrire à ce sujet qui me préoccupe »…
Et le philosophe a répondu : « l’invisible est ce qui ne peut être éclairé par la lumière, je ne trouve rien de meilleur. Je m’excuse de ne pouvoir vous être plus utile. Il n’y a certainement pas de réponse logique à votre question ». 🤯 Surréaliste non ?!

📸 copie « Empire de la lumière II  » René Magritte 1950

L’empire des lumières est une série dont il existe 16 variantes à l’huile et 6 variantes à la gouache. Ce tableau est au Moma de New-York.

« L’idée du jour et de la nuit nous enchante autant qu’elle nous surprend »

« L’Auvergne est un meuble pauvre que la France a relégué longtemps dans sa mansarde, elle s’y est imprégnée d’une odeur de grenier, de vieux temps, de rêve et de bois de sapin. Elle sent la bure et la fumée. C’est un secret plutôt qu’une province. C’est quand on l’a trouvée qu’on la cherche le plus …  « .
Alexandre Vialatte (1901 – 1971).

Romancier brillant (« Les Fruits du Congo » ;« Le Fidèle Berger »;« Battling le Ténébreux » … et chroniqueur savoureux du journal « La Montagne » pendant plusieurs décennies, Vialatte était un amoureux de l’Auvergne.
Son humour décalé et ses belles formules ne prennent pas une ride.

📸 »paysage vert, Cantal » (huile sur toile) partagé en ce jour de fête des mères en clin d’œil à mes racines familiales.

Pierre Soulages, né le 24 décembre 1919 et Gerhard Richter, de 12 ans son cadet, ont des points en commun : si chacun a son propre musée (Rodez pour le français et Baden Baden pour l’allemand), tous deux font jaillir la lumière de leurs toiles abstraites selon un procédé assez similaire : ils réalisent une suite d’opérations de raclage avec des instruments qu’ils fabriquent eux-mêmes…

Si la lumière créée par P. Soulages provient de la seule couleur noire, G. Richter utilise toutes les couleurs de la palette !

Leurs tableaux sont des grands formats et lorsque l’on se trouve en leur présence on est très impressionné par ce qu’ils dégagent. J’ai pu faire cette expérience lors de la rétrospective au musée du Louvre de 2019 pour P. Soulages et au musée Granet d’Aix en Provence lors de l’exposition de la collection Frieder Burda en 2012 pour G. Richter (j’ai appris depuis que l’homme d’affaires allemand F. Burda ne possédait pas moins de 40 toiles de l’artiste ! ).

Si je partage aujourd’hui mon modeste et très humble pastel ( sur papier velours) inspiré d’une œuvre de G Richter, c’est surtout pour évoquer ces deux géants, leur rendre hommage et les remercier de nous émerveiller, d’habiller nos rêves de lumière 🤩🤩

Après mon pastel, une toile de chacun, vue lors de ces expositions.


A la Niki de Saint Phalle, un dessin rapide (feutres à paillettes !✨) pour fêter les réouvertures du 19 mai 2021 ! ☕️🥂🍾

Mon regard est toujours attiré par les meules de foin, cette présence dorée et imposante qui vient décorer les paysages d’été après les récoltes.

Les peintures de meules sont nombreuses, de Camille Pissarro, Berthe Morizot, Vincent Van Gogh, Maurice de Vlaminck jusqu’à David Hockney… la liste est surprenante et sans fin.

Parmi tous les peintres célèbres, Claude Monet est certainement celui qui s’est le plus attaché à ce sujet.

J’ai reproduit « Meule de foin à Giverny  » tableau peint par Monet en 1886, trois ans après son installation dans ce village.
Cette meule ne fait pas partie d’une « série » : elle n’a été peinte qu’une fois !

Ce sont les moissons de 1890 qui donneront lieu aux fameuses « séries », que Monet lui-même considérait comme un ensemble formant une unité, chaque tableau n’acquérant sa valeur que par sa place dans la série : le sujet principal n’est plus la meule mais la lumière sur la meule aux différents moments de la journée.

Pour revenir à 1886, Monet devait être devant cette meule à la plus belle heure du jour !

9 avril 2021 – 9 avril 1821 ( anniversaire de la naissance de Charles Baudelaire)

Je n’ai toujours pas terminé le portrait de mon beau chat Billy ( alias Bilou 😏) mais ce 9 avril me donne l’occasion de partager le plus beau des poèmes !

Les chats

Les amoureux fervents et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison,
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.

Amis de la science et de la volupté,
Ils cherchent le silence et l’horreur des ténèbres ;
L’Érèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,
S’ils pouvaient au servage incliner leur fierté.

Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s’endormir dans un rêve sans fin ;

Leurs reins féconds sont pleins d’étincelles magiques
Et des parcelles d’or, ainsi qu’un sable fin,
Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.

Fin 2018, au musée d’Orsay, se tenait l’exposition « Picasso, bleu et rose », 300 œuvres venues du monde entier pour une plongée inédite dans ces deux périodes de création (entre 1900 et 1906) du jeune Picasso.
Parmi tous ces chefs-d’œuvre, j’ai été fascinée par « Les pierreuses au bar », tableau qui ne quitte presque jamais le musée d’Hiroshima.
Ses couleurs sont telles que je restais un long moment à m’en imprégner… et le soir même j’utilisais les fameux pastels à l’écu de Sennelier pour jeter sur le papier les couleurs mémorisées quelques heures plus tôt.
Cette fois je n’ai pas cherché à reproduire le tableau lui-même mais à exprimer simplement ce qu’il m’inspirait…

Dès 1912 Sergueï Chtchoukine (1854-1936), homme d’affaires russe et collectionneur d’art, acquiert des tableaux de Picasso : sa collection compte une vingtaine de toiles datées des années 1907-1909 qui retracent les évolutions successives de l’artiste depuis son œuvre fondatrice du cubisme « Les demoiselles d’Avignon » peintes un peu plus tôt (hiver 1906-1907).
Il considère alors ces œuvres comme « exotiques » et les réunit dans un espace exigu (dénommé le cabinet Picasso), sorte de cellule de confinement.
L’habitude du collectionneur est en effet de ne montrer ce qu’il juge trop difficile qu’après un temps d’accoutumance. Les toiles « inaccessibles » sont ainsi placées à l’abri des regards ; si les autres toiles de sa collection voyagent d’une salle à l’autre, les Picasso ne bougent jamais !

Cette œuvre de 1908 « L’amitié » était à Paris fin 2016 lors de l’exposition « Icônes de l’art moderne – La collection Chtchoukine » qui s’est tenue à la Fondation Louis Vuitton : les 130 œuvres, prêtées par le Musée Pouchkine de Moscou et le Musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, permettaient d’apprécier les choix audacieux de ce mécène visionnaire dont la collection comprenait des œuvres de Monet, Matisse, Picasso, Gauguin, Cézanne, Le Douanier Rousseau, Derain…

De ce tableau de 152×101 cm, j’ai fait un petit concentré (27×16 cm) pour des amis et eux ne l’ont pas caché ! Bien au contraire, il est accroché dans leur salon et je vois là une marque d’amitié en retour 😉
Un poème de Victor Hugo commence et finit ainsi :
« Depuis six mille ans la guerre
Plaît aux peuples querelleurs
Et Dieu perd son temps à faire
Les étoiles et les fleurs

Les conseils du ciel immense
Du lys pur, du nid doré
N’ôtent aucune démence
Du cœur de l’homme effaré

[…]

Et l’aube est là sur la plaine
Oh ! J’admire en vérité,
Qu’on puisse avoir de la haine
Quand l’alouette a chanté. »

Ce tableau ( huile sur toile 80×80) je l’ai commencé en 2015. Si je devais lui donner un titre, ce pourrait être  » ce jour-là, l’aube était pourtant là sur la plaine ».

Le 22 avril est une date d’anniversaire qui me donne l’occasion de partager ce tableau d’après Edward Hopper (Gas, 1940, que l’on peut admirer au Moma de New-York) offert il y a quelques années.
J’ai rajouté les différentes étapes de sa confection 🤓
Toute personne qui aime profiter de l’ambiance particulière du début du jour ne peut que rêver devant cette aquarelle de Joseph Mallord William Turner peinte lors de son voyage à Venise en 1819.
Tout est là : le calme, la fraîcheur du petit matin, la caresse du soleil sur l’île de San Giorgio Maggiore, les bateaux, la promesse d’un jour radieux…
Cette aquarelle (que j’ai reproduite à l’huile) était au Musée Jacquemart-André à Paris en 2020 mais, pour les raisons que l’on sait, l’exposition n’a pas pu se tenir comme prévu.
Dommage, je ne verrai ni ses vraies couleurs ni sa lumière !
Pierre Curie, le conservateur de ce beau musée a essayé de consoler tous les déçus en commentant en ligne quelques aquarelles.
J’ai noté sa formule qui éclaire bien la place de Turner dans l’histoire de l’art : « un précurseur qui s’ignore et que tout le monde ignore ».
Il est en effet incroyable de penser que les milliers d’aquarelles qu’il a léguées à la nation britannique sont longtemps restées dans les cartons de la Tate Britain et que les peintres impressionnistes des années 1870 n’en aient pas connu l’existence.
Pour ma part, j’ai eu le plaisir de réaliser ce tableau pour une amie qui s’est retirée à Venise : plaisir doublé en pensant qu’il est revenu là où Turner avait commencé !
A Fontenay aux roses (au sud de Paris) la tombe d’Alexandra Exter n’a pas bougé depuis 1949.
Pourtant cette figure de l’avant-garde russe et ukrainienne a dû s’y retourner à de nombreuses reprises : la postérité de l’artiste est en effet empoisonnée par les faussaires.

Le dernier scandale en date remonte à cette exposition qui lui était consacrée à Tours en 2008/2009 et dont la moitié des tableaux se sont révélés être des faux !

La difficulté pour une honnête copiste 😇 est de faire le tri entre les vrais et les faux Exter.

Avant de reproduire ce « Venise » de 1925, j’ai donc bien vérifié qu’il s’agissait d’un vrai !

Pourquoi ? Il y a de très beaux faux me dira-t-on !
Ce que je fais n’aurait simplement plus de sens : j’aime avant toute chose m’imprégner de la vie, de l’œuvre de celles et ceux que j’admire, voyager le temps d’un tableau dans le mystère de sa création et de sa
beauté… chaque tableau est une belle rencontre !


Si je devais respecter une chronologie de tous les tableaux que j’ai reproduits, c’est par celui de Claude Monet de 1887 « Sous les peupliers, effets de soleil » qu’il faudrait commencer.

Le bel été, les grandes vacances de mon enfance, l’immense table devant le cantou (nom auvergnat pour désigner une cheminée monumentale 😉) dans la
maison de mes grands-parents et ma cousine qui déballe cartons toilés,
tubes de couleurs, pinceaux…

Je peux essayer ? Et me voilà à chercher un sujet, il faut que ce soit beau, tout de suite !

Et si j’apprenais en copiant un chef d’œuvre ? Monet, ce sera un Monet !

En 2014, une des expositions du Musée du Luxembourg était « Paul Durand-Ruel, le pari de l’impressionnisme ».

Parmi tous ces tableaux somptueux, il y avait « L’été « , de 1874, au thème similaire.

J’ai reproduit ce chef d’œuvre alors que l’exposition était encore en cours et
c’est avec une certaine exaltation que je suis revenue le contempler à 3 reprises pour m’imprégner des vraies couleurs !

40 ans d’écart entre mes 2 tableaux…

Oui je sais, il faudrait créer plus souvent mais j’aime copier ; qu’y puis-je ? 😊
Les couleurs de Matisse sont à la peinture ce que les notes des premières tierces de Mozart enfant sont à la musique : elles s’aiment !

Mon admiration pour Henri Matisse est sans limite ; que ce soit dans ses peintures, ses aquarelles, ses dessins, ses collages… chaque œuvre dégage immédiatement beauté et émotion !

Cette admiration m’a naturellement amenée à reproduire plusieurs de ses oeuvres ; j’ai suivi  » l’explorateur » Matisse dans sa  » cage aux fauves  » !

Aujourd’hui je poste « mon premier Matisse », « Fenêtre ouverte à Collioure » qu’il a peint en 1905. Cette toile est un hymne à la couleur, à l’évasion, à la joie ! Une gourmandise au bout de mes pinceaux …

Le thème des fenêtres ouvertes (ou fermées !) est passionnant, plein
d’histoires ; il a donné lieu à de nombreux échanges entre artistes et beaucoup de chefs d’œuvre…

Un exemple parmi d’autres : en 1914, Matisse fera une nouvelle « Porte-fenêtre à Collioure », qui souvre cette fois sur du noir.
Il est à la limite de l’abstraction : s’adressait-il à Picasso ?

Zao Wou-Ki reprendra ce tableau dans son  » hommage à Matisse « en 1986 (tableau dont il ne se séparera jamais et qui a finalement rejoint le Musée d’Art Moderne de la ville de Paris en 2019).

Je complète donc mon post par une photo de ces deux œuvres.
C’est le bon moment pour partager la reproduction du tableau cosmique de Vassily Kandinsky « Quelques cercles » de 1926 : l’Observatoire du Cerro Paranal (dans le désert d’Atacama au Chili) vient en effet de livrer l’image la plus profonde du cosmos jamais obtenue, celle de la lueur des filaments d’hydrogène étalée dans le ciel (là où se forment les galaxies) qui renvoie directement à ce tableau.

Bien après avoir fait cette reproduction, j’ai vu l’original à l’occasion de la rétrospective Kandinsky au Centre Pompidou en 2009 : si mon tableau arbore un fond violet, l’original est, à ma grande surprise, dans les gris et noir ! Les livres que j’avais utilisés comme modèle m’avaient induite en erreur…

Depuis, à défaut d’avoir vu « en vrai » l’original (dans toute sa richesse !), je prends un soin particulier à comparer le plus grand nombre possible de publications papier ou numériques des tableaux que je réalise.

En fait, pour ce Kandinsky, cela n’a pas été trop grave car la personne qui l’a chez elle adore le violet : c’est peut-être aussi cela qui m’avait amenée vers cette couleur ❤️❤️❤️
Après une année 2020 sans musée, des souvenirs de visite me reviennent, notamment l’émotion provoquée par ce petit tableau qui rayonnait au milieu d’un grand mur lors de l’exposition « Bonnard Peindre l’Arcadie » en 2015 au musée d’Orsay.

Peint en 1946, « l’amandier en fleur » est le dernier tableau de Pierre Bonnard.

Comme il en avait l’habitude, il l’a retouché sans fin…… jusqu’à sa mort en 1947 !

Sa dernière facétie : avec l’aide de son neveu (Charles Terrasse ) il a fait rajouter quelques touches de vert et de jaune… qui ont couvert une partie de sa signature !!

Il me plaît d’imaginer qu’il a désiré ces couleurs couchées sur lui, comme un adieu, une tombe imaginaire sous son amandier, sous sa peinture…. comme Brassens et son pin parasol dans la « Supplique pour être enterré à la plage de Sète » !

Si son jardin est depuis 2007 classé aux monuments historiques, l’inauguration du musée Bonnard ( au Cannet) date de juin 2011.

Une fois de plus j’ai utilisé la plus belle des partitions pour la jouer à ma façon mais derrière chacun de mes tableaux il y a aussi un moteur celui de la personne pour laquelle je le fais❤️
Je viens de terminer la dernière pétale du tableau impressionniste « Carnation, Lily, Lily, Rose » de John Singer Sargent (1885-86) dont je n’ai repris qu’une partie pour en faire un petit format carré ( huile 30×30 cm).

Le titre, une suite de noms de fleurs, emprunte le refrain d’une chanson populaire : « A wreath around her head, around her head she wore, Carnation, lily, lily, rose » où il est question d’une beauté portant une couronne faite d’œillets, de lys et de roses.
Ce tableau est à la Tate Britain à Londres (ci-dessous)
Cette copie rejoindra bientôt le petit appartement à Montmartre qui l’attend depuis des années !!!
« Nu provencal », huile sur toile d’après la photo de Willy Ronis.

J’ai toujours adoré cette photo et j’ai voulu esssayer le noir et blanc
en peinture.
Willy Ronis a raconté comment il avait pu faire ce cliché : « Été torride
1949, dans la maison en ruine acquise l’année précédente, à Gordes. Je
bricole au grenier et il me manque une certaine truelle restée au
rez-de-chaussée. Je descends l’escalier de pierre qui traverse notre
chambre au premier. Sortie de sa sieste, Marie-Anne s’ébroue dans la
cuvette. Je crie : « Reste comme tu es ! » Mon Rolleiflex est sur une
chaise, tout près. Je remonte trois marches et fais quatre prises, les
mains tachées de plâtre. C’est la deuxième que j’ai choisie. Le tout n’a
pas duré deux minutes. C’est ma photo fétiche, parue depuis lors sans
discontinuer, ici et partout. Le miracle existe. Je l’ai rencontré. »
Oui, le miracle d’un « presque instantané » parfait !
On ne peut s’empêcher de penser aux tableaux de Degas ou Bonnard autour
de la toilette et, parmi ceux-ci, je retiendrai surtout le « Nu à
contrejour »peint en 1908 par Pierre Bonnard (que je poste donc en même temps).
« Paysage d’Auvergne (Cantal) » (huile sur bois)

Peindre une boîte pour l’offrir ensuite fait partie de mes petits plaisirs….

Des proches ayant quitté la région parisienne pour s’installer près de la Montagne Sainte Victoire je leur ai fait ce tableau comme cadeau d’installation.
Paul Cézanne l’avait peint vers 1885 alors qu’il était installé à Gardanne ; il voyait la Sainte Victoire de sa maison et la représentera dans près de 80 œuvres…
Celle-ci est reproduite à l’huile, comme l’originale.
Ci-dessous une photo du  » making off » 😉

Du 10 février au 31 décembre, le Centre Pompidou propose, en collaboration avec Google Arts & Culture, une exposition virtuelle « Dans l’intimité de Kandinsky »*, le peintre qui recherchait notamment les rapports entre couleurs et musique.
📸 : ma copie (huile sur toile) du tableau « Impression III ( concert)  » que l’artiste avait peint en 1911 après avoir assisté à un concert d’Arnold Schönberg. Beaucoup de jaune…couleur associée aux aigus 😉

* https://artsandculture.google.com/project/kandinsky

C’est en 2014, au retour de l’exposition Sonia Delaunay « les couleurs de l’abstraction » au Musée d’Art Moderne de Paris que j’ai reproduit ce tableau (prismes électriques, 1913), dont la flamboyance et l’énergie m’avaient éblouie.
Il est en bonne place dans mon atelier. Ainsi, le plaisir que j’ai eu à le peindre
se poursuit aujourd’hui par celui de le voir tous les jours.
(Huile sur toile)

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Reproduction (huile sur toile) de la jolie vache de V. Kandinsky (1910, musée Lenbachhaus, Munich).

En chemin vers l’abstraction !

Carte de vœux : aquarelle d’après photo de la collection 2014 de la maison de mode Sonia Delaunay dirigée par Alla Malomane (arrière petite-nièce de la peintre).
Marc-Aurèle Fortin (1888-1970), « Saint- Siméon » (vers 1938), effectué pour une « commande familiale 😉 ».

J’ai eu la chance de pouvoir partir d’une excellente photo de ce tableau, prise au Musée des beaux-arts de Montréal (c’est une huile sur carton entrée dans ce musée en 2007 avec toute la collection du petit musée Marc-Aurèle Fortin).

Ce peintre, qui n’a rien à envier aux peintres canadiens du Groupe des Sept, expliquait avoir « peint sur des fonds gris pour décrire l’atmosphère chaude des ciels du Québec » et rajoutait « pour la manière grise, je reviens plusieurs fois quand c’est bien sec pour reprendre un peu les lumières, la couleur, tandis que sur le fond noir, je ne reviens pas. Ce n’est pas tout à fait la même chose. Vous ne pouvez pas comprendre sans que je le fasse devant vous, c’est impossible. C’est moi qui ai inventé ces mélanges-là. »

L’artiste considérait ce tableau comme l’un des plus beaux qu’il ait peints : « Ce tableau-là, je le classe parmi les trois qui m’ont donné le plus de satisfaction dans la vie. »

Il disait encore : « C’est le plus beau paysage de Saint-Siméon que j’ai jamais fait. La technique est merveilleuse. »

J’espère un jour pouvoir rendre visite à ce beau tableau afin de voir de mes yeux sa matière, ses couleurs… !

Dépouillement, intensité… « Nude », la photo en hommage à Edward Weston de Philippe Lucchese (et sur cet exemple je n’hésite pas à dire que l’élève a dépassé le maître !) est tellement belle que j’ai voulu me « l’approprier », à l’aquarelle (d’où la couleur) !

Après l’élève, le maître : Edward Weston, « Nude 1936 », toujours à l’aquarelle (et donc toujours la couleur).

2 petits formats pour une petite incursion passionnante dans l’univers des immenses toiles du merveilleux Zao Wou-Ki vu en premier en 2003 au Jeu de Paume et en dernier en 2018 au MAM ville de Paris.

Il voulait « peindre ce qui ne se voit pas, le souffle, la vie, le vent, le mouvement, l’éclosion des couleurs et leur fusion ». Ce qu’il cherchait c’était « l’espace, ses étirements, ses contorsions et l’infini complexité d’un bleu dans le minuscule reflet d’une feuille sur l’eau… »

En fait, j’ai copié deux fois ces tableaux (nommés 12.05.2000 & 04.04.85) que je vois comme un ensemble : ces toiles sont à Paris et au Chili (Santiago).

Pour commencer : Picasso « L’Atelier à la Californie » (1955).

J’ai eu envie de peindre ce tableau après l’avoir vu à l’exposition « Matisse Picasso » au Grand Palais en 2002.
Merci pour votre visite !